Nepali Tips & Tricks

Comme pour la Colombie en son temps, voici quelques informations pratiques concernant mon séjour au Népal. Loin d’être exhaustives, elles ne valent pas l’apport d’un bon guide de voyage, style Lonely ou autre (vérifiez la date de publication – au plus vieux au moins bon – le Lonely 2009 a montré certaines faiblesses…).

Ces informations et conseils étaient valables en octobre-novembre 2011. 1 € = 107 roupies népalaises (NPR).

VISA

Classiquement, il en existe 3 : 15/30/90 jours, pour les « modiques » sommes de 30/40/100 € en Belgique et 30/40/100 USD si vous vous le procurez à l’arrivée, à l’aéroport. Tant que l’euro fait la nique au USD, autant le prendre à l’aéroport. La procédure est rapide et se fait juste avant de récupérer vos bagages.

En cas de dépassement de votre période et si vous ne faites pas de détour par les bureaux de l’immigration situés aux frontières ou à Kathmandu, votre VISA sera prolongé d’office lors de votre départ, moyennant 30 $ pour une période minimale de 15 jours et une amende de 3 $ par jour d’infraction.

Hébergement

Se loger au Népal est simple et il n’est pas compliqué de trouver de quoi s’héberger, et ce pour tous les budgets. Comptez de 200 roupies à 1400 roupies pour les hôtels/auberges de qualité satisfaisante. Le confort va de pair avec le budget mais pour 700 roupies, vous pouvez aisément loger dans une chambre avec salle de bain privative, petit-déjeuner éventuel et, comble du luxe, télévision satellite. Hostelworld ne vous aidera que sur 4 villes, là où Tripadvisor vous donnera un aperçu plus complet des hébergements disponibles. A noter que le Lonely se concentre de moins en moins sur des adresses réellement bon marché, une tendance qui semble devenir la norme chez eux.

Transport

Deux constatations : le klaxon a du être inventé par et pour des Népalais et le respect du code de la route comme nous l’entendons n’est certainement pas une priorité. Dans les grandes agglomérations, la circulation est plus que chaotique et sur les « autoroutes », les comportements ont parfois de quoi choquer, voire rendre malade certains passagers (ici aussi, vous pourrez recevoir un petit sac en plastique, au cas ou…). Pour se déplacer entre deux points d’importance, les bus touristiques offrent un confort modeste et présentent l’avantage de ne pas s’arrêter à tous les coins de rue. Les bus locaux représentent quant à eux une expérience beaucoup plus intéressante, mais il faut vouloir/pouvoir prendre son temps. Si vous voulez profiter du toit, privilégiez les bus locaux.

Les places sont souvent numérotées et le véhicule divisé en 2 : A-side sur la droite et B-side sur la gauche. Le placement libre est souvent prohibé.

Si vous souhaitez rallier des coins plus reculés ou situés en marge des axes principaux, prévoyez plusieurs correspondances et, souvent, une partie de votre trajet en jeep. Dans ces cas là, installez vous directement sur le toit, les cabines étant régulièrement bondées.

Mention spéciale pour le trajet Kathmandu – Syabrubesi. 117 kms en 9-10h et une fin de parcours à couper le souffle, en équilibre au bord du ravin. Si vous aimez les sensations fortes, demandez le A-Side du bus à l’aller et le B-Side au retour. Frissons garantis, surtout par temps pluvieux !

Alimentation

Variée la plupart du temps, on trouve très facilement son bonheur. Entre Dal Bhat (riz aux lentilles, pouvant être accompagné de poulet,…), omelettes, pizzas et les incontournables Momos frits ou à la vapeur, l’estomac ne s’ennuie pas au Népal. Apprenez à reconnaître les différentes qualités de riz dans les multiples établissements proposant des Dal Bhat ou empiffrez vous d’une pizza à Kathmandu. Durant les treks, la plupart des teahouses proposent une carte bien fournie, apte à combler tous les appétits.

A Bhaktapur, dégustez un (voire mille) Juju Dhau, le yaourt local. En rue ou au restaurant, il est tout simplement délicieux. Repérez les panneaux « Bhaktapur Royal Curd » ou utilisez l’appellation ci-dessus. Ailleurs, enchaînez les Lassi à la banane ou autre !

Désagréments

Ils furent peu nombreux en ce qui me concerne, voire inexistants, mais on n’est jamais à l’abri. Vous entendrez l’incontournable « Excuse me, Something » une bonne centaine de fois par jour dans Thamel. Le ‘Something’, selon vos centres d’intérêt personnels, pourra recouvrir drogues, filles, taxis, trekking, auberge,… A manier avec précaution donc, en fonction de vos interlocuteurs. Certaines personnes vous aborderont également, faisant mine de parler de la pluie et du beau temps, tout en glissant dans la conversation quelques détails sur tel ou tel temple. Une façon déguisée de vous réclamer quelques roupies par la suite, pour ce brève interlude de pseudo-guidage touristique.

A Pokhara, certaines randonnées et visites sont déconseillées en solo (la Pagode de la Paix et Sarangkot en font partie).

Mais dans l’ensemble, aucune crainte à avoir ! Les Népalais sont tout simplement adorables !

Trekking

Suite à ma modeste et brève expérience, quelques impressions plutôt que des conseils.

Dans l’absolu, j’ai le sentiment que passer via une agence ne présente que peu d’intérêt. Les tarifs sont parfois prohibitifs et la majeure partie de votre investissement n’atteindra que peu ou prou votre éventuel guide et/ou porteur. Autant vous rendre au départ du trek que vous souhaitez effectuer et négocier sur place. L’occasion de rencontrer ceux qui vous accompagneront pendant plusieurs jours et surtout de vous assurer que votre obole profitera directement à ceux qui réalisent le vrai boulot !

Quoiqu’il en soit, et d’expérience cette fois-ci, je fus très satisfait des services de Langtang Ri Trekking, située au coeur de Thamel, à deux pas de Thamel Chowk.

Si vous avez d’autres questions, et avant de conclure par quelques adresses, n’hésitez pas !

Carnet d’adresses

Kathmandu 
Elbrus Home – en face de l’Himalaya Bank. 4ème étage, assez bruyant, rooftop agréable, confort sommaire. 16 USD/nuit/double occupation single/ptit déj
Avalon House – coup de coeur – au nord de Thamel, dans une petite ruelle. Calme, rooftop avec vue sur Kathmandu et personnel adorable. 16 USD/nuit/double occupation single/ptit déj
Day Trip à Bodnath – Patan – Swayambunath

Bhaktapur
Golden Gate Hotel – accès via Durbar Square. Calme, pension familiale ultra-sympathique. 800 roupies/nuit/double occupation single

Bandipur
Cheepati Pension & Lodges – en hauteur au bout de l’artère principale. En face du temple Khagda Devi. 700 roupies/nuit/double occupation single. Pension familiale, adorable
Day Trip à Ramkot

Pokhara
Hotel Peace Plaza – confortable, style 2-3***. Un peu pushy au niveau des choses à faire dans la région. Semble idéal après un long trek. 15 USD/nuit/double occupation single
Day Trip à Sarangkot – Begnas & Rupa Tal – Tashi Paluel

Tansen
Evitez à tous prix les établissements indiqués dans le Lonely 2009. A moins que vous n’ayez pas le choix ;o)

Lumbini
Lumbini Village Lodge – sans prétention, pas toujours bien réveillé. Mais vous ne resterez pas trois nuits à Lumbini ;o). 250 roupies/nuit/dortoir 3 lits

Sauraha – Chitwan National Park
Hotel Parkside – franchement agréable, très confortable. Staff motivé, aimant discuter et nourriture excellente. 30 USD/nuit/double occupation simple/pension complète

Syabrubesi – Langtang Valley Trek
Peaceful Hotel – sur la rue principale. Sympa, chambres fonctionnelles

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TEDxBrussels .11

Il y a presque une petite semaine maintenant, j’ai eu la chance d’assister à TEDxBrussels 2011, au BOZAR.

La chance dans le sens où, ayant été relativement déconnecté depuis un bon mois, j’avais complètement oublié l’évènement et c’est finalement grâce à Twitter que je récupérerai un ticket en dernière minute (encore merci @b_b_b_a_r_t). J’avais lamentablement raté les deux premières éditions, il était temps d’y remédier.

Au programme, 33 intervenants, réunis autour d’une thématique : le futur de notre « monde » en 2061. Scientifiques, entrepreneurs et auteurs de science-fiction ont donc pris la parole, certains expliquant leurs projets, d’autres leurs visions, le tout saupoudré de quelques happenings artistiques.

Dans l’ensemble, la journée fut excessivement intéressante, même si je regrette le choix d’imposer à la grande majorité des orateurs un temps de 9 minutes pour développer leur façon de voir les choses. Certains auraient certainement mérité plus de temps de parole et cela ressemblait parfois plus à un pitch qu’à une réelle intervention.

Mais plutôt que de vous expliquer en détail la journée (ce qui serait beaucoup trop fastidieux), vous trouverez ci-dessous une petite sélection des moments les plus marquants selon moi. Toutes les autres présentations étant sur le site de TEDxBrussels, n’hésitez pas à y faire un tour !

  • Leila Janah – Samasource – Le concept du Microwork

  • Paddy Ashdown – Politicien britannique – Ou comment les pouvoirs en place vont devoir changer

  • Kushal Chakrabarti – Sur l’importance de l’éducation

  • David Cuartellies – Il y a l’Open-Source, développons le Open-Hardware

  • Hasan Elahi – Au plus vous partagez, au plus vous êtes anonyme !

  • Rob Spence – Eyeborg

  • Charles Hazlewood & The British Paraorchestra – Emotion !

  • John Bohannon & Black Label Movement – Dance your PHD, une initiative intéressante

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Leaving Kathmandu…

Une fois n’est pas coutume, on clôturera ce voyage par un dernier post, rédigé en territoire belge (enfin ce qu’il en reste) !

Mardi matin, j’en profite pour récupérer un chouia après les aventures des derniers jours. Matinée tranquille dans Kathmandu, où je m’imprègne de cette atmosphère toujours aussi agréable.

En début d’après-midi, direction Bodnath (prononcez Bouddhanath, ça aide face au chauffeur de taxi !). Haut lieu de la religion bouddhiste, on y trouve un gigantesque stupa, installé au centre d’une place et autour duquel tourne sans discontinuer une foule bigarrée, composée de touristes, de moines et de locaux. Il n’est plus question ici de philosophie bouddhiste comme on peut la percevoir parfois, mais d’une réelle ferveur religieuse où génuflexions, offrandes et égrenages de chapelets sont légion. La dimension est particulièrement impressionnante à la nuit tombée (vers 17h45) quand une foule dense parcourt la base du monument à une cadence soutenue.

Je me laisse facilement prendre par l’énergie du lieu et, entre incursions dans les ruelles rayonnant autour du stupa et visites de monastères aux alentours, je reviens constamment pour l’un ou l’autre tour. L’occasion de rencontrer un moine tibétain qui, après avoir échangé les formules de politesse d’usage liées à mon statut de touriste, m’emmène sur l’un des toits du monastère de Shechen. Son histoire, qu’il me raconte pendant une bonne heure, à de quoi faire froid dans le dos, et je ne m’étendrai pas sur son contenu ici. Elle semble véridique au vu des éléments qui la compose, même si j’espère secrètement qu’elle n’est qu’un prétexte pour obtenir quelques roupies à l’issue de notre entretien.

Mercredi, direction Patan cette fois. Ancienne cité-Etat, en banlieue immédiate de Kathmandu, son Durbar Square est considéré comme plus important que celui de KTM et de Bhaktapur. Le taxi me dépose à la lisière de la ville et j’emprunte un chemin non défini, me perdant petit à petit dans la périphérie de son centre. L’occasion de tomber sur de petites cours qui, parfois, abritent de magnifiques temples. L’arrivée sur Durbar Square se fait par hasard et après quelques minutes à me balader dans le bazaar qui en part, je suis interpellé par Michel, un photographe français qui passe énormément de temps ici. Tout en marchant, nous discutons de la ville, des népalais, de la situation du pays. Il s’en va chercher sa veste chez des amis népalais et je lui demande si je peux l’accompagner. Nous passerons au final l’après-midi ensemble, lui me présentant à bon nombres de ses connaissances et s’improvisant guide, moi l’assaillant de questions sur la société népalaise, qu’il m’explique au travers de ses multiples séjours. Une après-midi fortement enrichissante qui se clôture par ma dernière nuit à Kathmandu !

Jeudi, et parce que même si j’adore KTM, j’ai envie de retrouver la quiétude et l’ambiance hors du temps de Bhaktapur, j’affrète un taxi. En gros, l’aéroport est plus ou moins aussi proche de Bhaktapur que de KTM, autant en profiter. J’acquitte à nouveau les 1100 roupies garantissant l’accès au site (même si de nombreux points ne sont pas surveillés) et retrouve avec plaisir la pension familiale où je m’étais installé au début du séjour. L’occasion parfaite de me balader tranquillement avant d’envisager mon retour, et de m’empiffrer de Juju Dhau, le fameux yaourt cité précedemment.

Vendredi, direction l’aéroport. Rien qui vaille vraiment la peine d’être raconté me direz-vous. Si ce n’est que partir de Kathmandu est un challenge en soi, à croire que les autorités vous préfèrent dans le pays plutôt que chez vous ! Appliquez les étapes suivantes à Zaventem et imaginez que vous partez en pleine saison.

Etape 1 – L’entrée dans le terminal

Comme dans (presque) tous les aéroports, elle se fait par une porte. Ca, ça va. Mais derrière cette porte commence votre parcours, lorsqu’un premier agent de la sécurité vérifie votre billet / ticket électronique. S’ensuit directement un scan de l’ensemble de vos bagages et une fouille corporelle. Dans mon cas, elle se terminera par la confiscation de mon briquet (alors que celui présent dans mon bagage à main pourra y rester, logique implacable).

Etape 2 – Trouver son desk pour le check-in

Etant largement en avance (je ne suis pas en règle avec l’immigration, autant prendre son temps), les comptoirs d’Air India ne sont pas encore ouverts. Problème : impossible de savoir où ils se situeront dans le terminal. Après quelques hésitations, me voilà dans une file dont la majeure partie des occupants semble penser qu’elle est la bonne. Heureusement, 2h avant le départ du vol (niveau immigration, va pas falloir se rater), de petits panneaux sont attachés au dessus des comptoirs. J’aime bien, ça contraste avec Quatar Airways et ses écrans plasmas sur 4 rangées. L’employé d’Air India semble hilare lorsqu’il se rend compte que mes segments réservés posent problèmes, rameute quelques collègues et face à mon air dubitatif, m’explique qu’il leur apprend comme régler ce genre de soucis. Je serai enregistré jusqu’à Delhi, pour le reste, il faudra retirer un billet dans les aéroports suivants. Pas de soucis, j’ai du battement entre chaque vol…

Etape 3 – Passer l’immigration avec un VISA périmé

Souvenez-vous, la petite madame qui, à mon arrivée, m’avait dit que je n’aurais qu’à payer une petite amende lors de mon départ pour les deux jours non couverts par mon VISA. J’étais prêt à lui donner une franche accolade. Après mon passage à l’immigration, un peu moins. Explications. Contrairement à ce que prétend le Lonely (OK, il date de 2009), les extensions de VISA se passent dorénavant comme suit : prolongation obligatoire pour 15 jours (30 $) et amende de 3 $ par jour de dépassement. C’est con, je n’ai besoin que de 1 jour. J’essaie tant bien que mal de leur revendre les 14 jours en trop, les menaçant de rester devant le guichet pour toute cette période, sans me laver et en portant mes chaussures de treks, mais rien n’y fait. La loi est la loi. Inutile de mentionner que pour régler cette prolongation, il me faudra passer devant un agent de l’immigration, un banquier, un deuxième agent qui me fera remplir un formulaire, un troisième agent qui prendre acte du remplissage de ce dernier et un quatrième qui, comme notre roi, n’aura qu’un pouvoir de signature.

Etape 4 – Le Duty Free

Moment béni, après l’immigration, le Duty Free. Et probablement l’un des seuls au monde où les magazines, fardes de cigarettes,… sont deux fois plus chers que dans la rue. L’un dans l’autre, ça reste dérisoire mais cela fait sourire.

Etape 5 – L’accès aux portes d’embarquement

Comme vous venez de passer par le Duty Free, vous avez peut-être acheté une kalachnikov ou trois pains de C4. Il est donc logique de repasser votre bagage au scanner et de vous refouiller corporellement. Si vous réussissez l’épreuve, un cachet ornera votre billet, à présenter aux représentants de l’autorité situé deux mètres après la fin du tapis (au cas où vous auriez sauté au-dessus du portique et évité les 10 agents les précédant…).

Etape 6 – L’accès à la piste

Vous voilà prêt à embarquer. La météo n’étant pas clémente, vous partirez avec deux heures de retard, ce qui vous fera arriver à Delhi peu de temps avant le moment où votre avion pour Francfort décollera. Sauf si tout le monde se dépêche un peu. C’est sans compter sans la nouvelle fouille corporelle qui vous attend avant de descendre sur la piste pour rejoindre l’appareil. Vous venez de passer deux heures devant la porte d’embarquement, vous avez très bien pu fabriquer une arme de destruction massive avec les gobelets en plastique de la fontaine à eau ! Soit…

Etape 7 – L’embarquement dans l’avion

Une fois sur le tarmac, le coeur serein (et un peu détendu, vous  vous êtes quand même fait tripoter 3 fois en une matinée), direction la passerelle d’embarquement. Mais attention : comme vous venez de vous faire fouiller à l’étape 6, rien ne garantit que, du terminal à la passerelle (100m), vous n’ayez pas profité de cet interlude de liberté pour siphonner le camion-citerne croisé il y a trois secondes, en profitant pour remplir votre bagage de cabine d’un produit hautement inflammable ! Trois modules sont donc installés au pied de la passerelle et chaque voyageur verra son bagage ouvert, fouillé, retourné, le tout avec le sourire. Reconnaissons le, ils sont sympas ! Peut-être juste un brin parano…

Etape 8 – Dans l’avion

Vous êtes dans l’avion. Parfait ! Mais pas les autres passagers qui doivent encore franchir l’étape 7. En calculant juste, vous pourriez voir votre vol décoller de Delhi au moment où vous atterrissez. Vous vous dites qu’au pire des cas, vous ferez un peu de tourisme si vous restez bloqué en Inde. Que nenni, vous n’avez pas de Visa indien.

Bref… Partir de Kathmandu s’est révélé une expérience en soi (j’ai failli rester 14 jours en plus), l’avion de Delhi nous attendait (après un ultime passage au scan et une dernière fouille) et le reste ne fut plus que formalité, avec une mention toute spéciale pour les douaniers de Francfort qui sont parmi les plus sympathiques que je connaisse !

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Langtang Valley Trek

Apres un passage eclair a Kathmandu histoire d’acheter quelques provisions, finaliser les transactions necessaires aupres de l’agence avec qui j’etais en contact par mail et rencontrer mon guide, je suis fin pret a attaquer quelques jours de balades dans ce qui s’averera etre la magnifique Vallee du Langtang.

Mais avant toute chose, petite presentation des protagonistes :

- DB (a prononcer a l’anglaise) : mon guide, constamment le sourire aux levres, pratiquant un anglais correct selon le moment de la journee (le matin est a proscrire) et vetu comme s’il comptait partir a la plage (ou quasi). Prevenant, attentionne, meticuleux, a recommander chaudement (vous pouvez le contacter directement à l’adresse suivante : dbsyangbo [ at ] hotmail . com). Pour un trek comme le Langtang, et à mon avis pour l’ABC et l’Annapurna Circle, autant passer en direct que par l’intermédiaire d’une agence. Les tarifs seront probablement meilleurs et iront surtout directement auprès de ceux qui effectuent le vrai boulot !

- Nyamgel : mon forfait incluant un Sherpa, Nyamgel remplira ce role a merveille, leste de mon sac de 5 kilos pendant toute la duree du sejour. Il fera sensation lors du trek (et par extension moi aussi), tous les porteurs ayant au moins 20 a 40 kilos arnaches sur leur dos. D’un temperament calme, discret, souriant avec parcimonie, il degage une force tranquille impressionnante.

- Moi : dans une condition physique moyenne, n’ayant aucune idee de ce qui m’attend lors des trois premiers jours mais content d’en decoudre avec mere nature.

Tous ceux qui ont fait le trajet en bus local jusqu’a Syabrubesi, l’un des points de depart du trek, vous le diront : les 9h necessaires pour parcourir les 117 kms qui le separent de Kathmandu ont des allures de mission suicide. Ayant connu quelques heures de route en bus ces dernieres annees, sur des routes parfois peu frequentables, je me disais que cela ne pouvait pas etre pire que ce que j’avais deja connu. Et bien si !

Kathmandu-Syabrubesi commence d’abord comme toute route nepalaise, avec son lot de nids de poules, de virages serres, de chauffeurs dopes aux amphets et avec un bus bonde, ou deux fois plus de personnes sont presentes sur le toit du vehicule qu’a l’interieur. Toutefois, les 6 premieres heures de trajet ne laissent en rien presager de la suite, lorsque la route, deja etroite, se transforme en piste ou deux bus ont du mal a se croiser, avec d’un cote la montagne et de l’autre un ravin qui ne laissera aucune chance si les roues du bus decident d’en prendre la direction. A l’aller, ca passe encore meme si bon nombre de nepalais vident leurs estomacs par les fenetres et que certaines personnes agees preferent se couvrir les yeux plutot que d’admirer le paysage. Au retour, et apres les 5 jours de marche, on frise les crises de panique lorsque le bus, pris dans un epais brouillard, peine a effectuer certaines montees, doit faire marche arriere en descente a deux doigts du precipice, s’embourbe dans une montee qui me fera benir la robustesse du frein a main et les bras qui le tracteront sur une dizaine de metres pour le sortir de cette genante situation… Bref, le trajet en bus pour rejoindre la Vallee du Langtang est, comme le souligne si justement le Lonely, probablement le pire moment du trek…

Cela etant dit, et apres une nuit reposante apres le trajet aller, nous entamons notre premiere journee de trek mercredi passe, sous un soleil qui m’avait manque pendant une bonne semaine. Au programme du jour, 5h de marche pour rejoindre les Teahouses de Lama Hotel ou nous passerons la premiere nuit a 2500 metres d’altitude (soit une ascension de 1000m). Le sentier longe un torrent une bonne partie de la journee, montant progressivement pour atteindre son paroxysme a 1h de Lama. Les arbres ont revetu leurs couleurs d’automne et, chose tres importante a mes yeux, le touriste est beaucoup plus rare que sur d’autres circuits nepalais. DB et Nyamgel s’adaptent gentiment a mon rythme de trekker non confirme et la marche sera ponctuee par quelques pauses necessaires a mon organisme pour retrouver souffle et temperature normale.

Apres une nuit longue et reposante, berce par le rugissement du torrent, la deuxieme journee nous fera sortir progressivement de l’etroitesse de la vallee, les parois s’ecartant de plus en plus pour laisser place a un plateau qui abrite le village de Langtang, seul vrai village de mon parcours, aux maisons de pierres et ou les habitants elevent yaks et autres bestiaux sous le regard bienveillant de plusieurs pics enneiges. De 2500 metres, nous sommes maintenant a 3500 et l’air commence sensiblement a manquer.

Le troisieme jour sera, d’une certaine facon, moins contraignant puisque l’etape du jour nous conduit a Kyanjin Gompa, a seulement 3900 metres. De ce site compose exclusivement de Teahouses et d’une fromagerie artisanale, les vues sur les glaciers et montagnes environnants sont epoustouflantes. L’atmosphere y est tranquille et detendue et le Langtang Lirung nous domine du haut de ces 7227 metres.

DB, qui pense que je suis toujours au sommet de ma forme apres avoir grimpe 2500 metres en deux jours et demi, decide alors  de m’emmener a un point de vue culminant a 4500 metres, surplombant Kyanjin et offrant sur le Lirung et les glaciers une vue imprenable. Nul doute que cette derniere y est splendide mais force est de constater que tous les 5 pas, mon corps n’hesite pas a me dire d’aller me faire foutre (n’ayons pas peur des mots). Tel un poisson sorti hors de l’eau, je peine a recuperer mon souffle, chaque metre est souffrance et j’accepterai avec une joie non dissimulee le bout de cake que me tendra une francaise une fois arrive a destination. Les 600 metres pour redescendre sur Kyanjin seront, en comparaison, une fete et l’occasion d’observer une avalanche partant du sommet du Lirung. Le repas du soir sera avale d’une traite.

Les deux jours suivants, nous redescendons vers Syabrubesi. L’occasion de reellement prendre conscience de ce que fut le trajet aller, puisque nous ne faisons que descendre, avec une mention speciale pour le trajet de Kyanjin a Lama, que nous effectuons d’une traite dans le brouillard qui a envahi la vallee.

Au final, je constate que DB semble aussi extenue que moi, et que Nyamgel, malgre mes 5 kilos, semble au sommet de sa forme. La legende des sherpas n’en est pas une, et le nombre de porteurs et leurs chargements souvent heteroclites croises sur la route a de quoi impressionner le randonneur debutant que je suis.

En resume, je me dis que je repartirais bien un jour dans le Langtang. Que ce soit pour les paysages, l’ambiance au coin du poele le soir a deviser avec d’autres touristes, et les sentiers que je n’ai pas eu l’occasion d’arpenter faute de temps…

Ces 5 jours termines, retour sur Kathmandu, ou je compte rester deux jours complets afin de visiter certains sites situes en peripherie, avant de retourner a Bhaktapur, d’ou je prendrai plus que probablement un taxi pour l’aeroport, cloturant ainsi ce sejour…

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Riders on the Storm

Long time no post, ca promet soit une tartine, soit un condense. Promis, je vais essayer de faire court, et accessoirement diviser les nouvelles en deux messages, le premier aujourd’hui, et le second demain !

Apres l’ambiance tranquille de Pokhara, direction Tansen donc. L’occasion revee de tester sur une longue distance un bus local nepalais et de constater qu’effectivement, le trajet promet d’etre epique. En cause, des routes de montagnes que parcoure un vieux tacot branlant au volant duquel a ete installe un pilote plus qu’un chauffeur. Au menu, les maintenant classiques deboitages dans les virages, les colles-serres avec les vehicules venant a notre rencontre et une course poursuite memorable avec un bus concurrent empruntant la meme route que nous. Quand on sait que c’est le premier arrive qui empoche les passagers eventuels, on peut comprendre cette frenesie a se depasser continuellement au mepris de toutes les consignes de securites routieres mais apres 2h de ce traitement, on a tendance a vouloir arracher le cable du klaxon…

Tansen est l’exemple type de ce que j’appelle le Syndrome Lonely Planet. Dans chaque Lonely, il y a un endroit que l’auteur decrit comme incontournable, splendide, authentique, merveilleux,… bref, a ne manquer sous aucun pretexte. Dans le guide du Nepal, c’est Tansen, cette ville typique dont aucun touriste ne ressort mecontent, heureux qu’il est d’avoir ete berce par les « Namaste » continuels qui ponctuent ses deambulations, conquis par l’architecture preservee de ses ruelles etroites,… OK auteur inconnu du Lonely, je dois etre l’exception ! Je garde un souvenir mitige de Tansen. Personnellement, la ville, a flanc de colline, m’a parue animee certe, mais pas specialement hospitaliere. Il est vrai que j’ai apprecie l’activite qui regne dans les ateliers de couture, ou, sur les pas de portes, d’ages nepalais utilisent leur machine a coudre pour confectionner de multiples vetements. Et effectivement, l’architecture de certaines maisons et les denivelees de certaines rues etaient impressionnantes, mais il n’y a pas la matiere a fouetter un chat. A mes yeux, le seul interet de Tansen reside dans les balades qu’elle permet de faire dans ses alentours directs et qui passent par de petits villages, surplombant de belles vallees plongees dans un brouillard epais lors de mon passage.

Une fois la page de Tansen tournee, direction Lumbini, non loin de la frontiere indienne et connue mondialement pour etre le lieu de naissance de Bouddha. En chemin, je fais la connaissance de Lou, une franco-belge travaillant a 500m de chez moi et Joe, un teuton avec qui le contact passera directement bien et que je recroiserai par hasard lors de mon trek dans la Vallee du Langtang.

Mon programme s’etant quelque peu accelere depuis mon depart de Pokhara, dates de treks obligeant, je n’y passerai qu’une apres-midi, en compagnie de Joe et au guidon d’un bon vieux velo chinois qui deraillera une dizaine de fois et que je remettrai a son proprietaire avec la roue arriere eclatee (achetez chinois qu’ils disaient !). La « Zone de developpement » de Lumbini, qui represente son principal attrait, s’est construite autour du suppose lieu de naissance de Bouddha et est aujourd’hui un parc de 4km sur 2,5. Les communautes bouddhistes du monde entier y ont fait construire des temples aux architectures diverses, en fonction des financements dont elles disposaient. On y croise ainsi un temple allemand, francais, coreen (qui ressemble plus a un bunker qu’a autre chose), chinois (qui fait reellement penser a la Chine),… et bien sur Nepalais. Certains sont encore en travaux (comme le bunker coreen), d’autres respirent le neuf et le moderne et un moine nepalais n’est pas peu fier de nous annoncer qu’une commande de mille statuettes de Bouddha viendra bientot orner les murs de leur dernier temple, et que chacune sera eclairee par une ampoule LED. La balade cycliste est agreable et vu le terrain encore disponible et le projet qui suit toujours son cours, le resultat final, dans quelques annees, devrait etre excessivement impressionant !

La visite terminee et la nuit passee, il est temps de rejoindre Chitwan. Lou est de la partie et, frais comme des gardons, nous optons pour l’option bus local pour nous rendre a Sauraha, village situe en bordure du Parc National. Ce fut sport, avec pas moins de trois changements de bus dans des villes poussiereuses du Terai pour finir par embarquer dans un minivan qui nous conduira au village apres quelques 8h de correspondances endiablees. Si nous avions pris le bus touristique (direct lui), nous aurions paye 0.4 euros en plus. A vouloir faire des economies, on en perd parfois la notion de ce que valent 40 roupies et du gain de temps qu’elles permettent…

Pour Chitwan, j’ai opte pour la version offensive, avec un package concocte par un hotel et reserve a Pokhara. Au programme, deux jours et demi pour avoir un apercu tres succint de cette reserve naturelle de 932 km carres et dans laquelle il est possible de se faire charger par un rhinoceros, baffer par un ours, etouffer par un python, pietiner par un elephant sauvage ou digerer par un tigre. Afin de ne pas se mettre directement trop de pression, mon sejour commence par une courte marche aux abords du parc, l’occasion de deja apprecier les paysages et les chants des insectes.

Le lendemain matin, promenade a dos d’elephant dans la jungle. Moi qui ne suis pas forcement friand de ce genre de delires, je prends finalement beaucoup de plaisir et l’heure trente passee sur le dos de mon pachyderme me permettra d’apercevoir une maman rhino et son/sa petit(e), un python digerant son dernier repas (qui avait une belle taille… le repas s’entend) et d’emprunter des chemins qui, a pieds, auraient probablement ete moins pratiquables.

L’apres-midi, le temps se couvre mais ne m’empeche pas de prendre place dans une confortable pirogue, afin de sillonner la riviere a la recherche de crocodiles (timides ce jour la) et d’admirer la faune locale d’un autre point de vue. La descente est silencieuse, calme, bercee par de petits rapides et me permettra d’apercevoir une quantite impressionnante d’oiseaux dont, etrangement, les noms latins rapportes par mon guide m’echappent…

Point culminant de ce sejour, et suivant directement la balade en canoe : la promenade de deux heures dans la jungle, la vraie, enfin celle qui n’est quand meme pas trop loin du village. Avant de penetrer dans cette vegetation luxuriante, les regles de securite enoncees par le guide donnent le ton. Ca ne rigole pas a Chitwan ! En deux mots, et sait-on jamais que vous croisiez les animaux suivants en allant faire vos courses, voici que faire au cas ou vous tomberiez sur :

- un ours : si vous etes en groupe, c’est parfait ! Tapez des mains (et des pieds si vous voulez), rassemblez vous et si vous avez un baton sous la main, n’hesitez pas a frapper, ils ont la tete dure ces bestiaux !
- un tigre : on marche a reculons, lentement, on ne tourne jamais le dos et surtout on ne court pas !
- un rhinoceros : s’il fait mine de vous charger (s’il est avec son petit, vous etes foutus !), grimper dans un arbre devrait vous sauver. Si l’arbre est trop gros, planquez vous derriere (il est possible que le rhino ait alors envie de jouer a « J’ai perdu mon mouchoir » et vous tourne autour). Si vous etes en terrain decouvert, faites comme Forrest et courrez, mais en zigzag de preferences. La bestiole atteignant des pointes de 70 km/h en ligne droite, vous risquez de ne pas faire long feu.
- un elephant sauvage : priez…

Admettons que, enonce comme ca, et juste avant de penetrer dans la jungle, ca fait reflechir, surtout qu’a part le cas de l’elephant sauvage, je ne suis pas sur d’assurer dans les autres situations…

Mais qu’a cela ne tienne ! Muni de son baton (souvenez vous, l’ours), mon guide ouvre la voie, accompagne de son acolyte eclaireur. La balade commence doucement, permet d’apercevoir des cerfs, des singes,… et nous nous enfoncons petit a petit dans le vif du sujet. Au loin, un semblant de tonnerre commence a se faire entendre. Vingt minutes plus tard, un vent de tempete se leve et la pluie se met a tomber. Notre guide s’arrete, observe le ciel a travers la canopee et decrete qu’il serait dangereux de continuer. S’ensuit une bonne drache de mousson (alors que celle-ci est finie depuis bien deux mois) qui nous fera courrir une bonne demi-heure pour rejoindre l’hotel, faisant fi de toutes les consignes precedemment enoncees et passant peut-etre a cote de quelque bete sauvage sans l’apercevoir. Au final, pas de tigres ni d’ours au menu et en guise d’attaque animaliere, je me contenterai de servir de garde-manger a une bonne dizaine de sangsues, si j’en crois les marques laissees sur mes chevilles, mollets, cuisses et bas du dos ! A posteriori, l’experience etait assez sympathique, meme si, lors de mon depart de Chitwan, je regrette un peu de ne pas avoir profite plus de sa flore et de sa faune !

Apres cette experience pluvieuse mais heureuse, il est temps de revenir sur Kathmandu pour preparer doucement mais surement le trek que j’ai reserve aupres d’une agence et qui m’emmenera dans la Vallee du Langtang, situee au Nord de la capitale. 5 jours de marche au total, et un jour de bus local pour y aller et en revenir (consideres comme bien pires que le trek lui-meme… je confirme). Mais tout cela, ce sera pour demain !

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Shine On !

Mardi matin, c’est donc la fete avec un reveil a 4h45 du matin, direction Kathmandu avec Marc, un neerlandophone bien de chez nous qui voyagera avec moi jusque Dumre, ville-carrefour ou nos chemins se separeront. En patriote que je suis, et malgre l’heure plus que matinale, je decide d’engager la conversation dans la langue de Vondel. J’en serai pour mes frais, Marc etant plutot bavard !

Chose surprenante a 5h00 du matin : l’activite qui regne deja dans les rues de Bhaktapur. Le soleil n’est pas encore leve mais les rues sont envahies par les habitants qui, semble-t-il, effectuent leur marche…

Une fois arrive a Kathmandu, j’embarque dans ce qui est communement appele un Tourist Bus. Entendez que le bus ne s’arretera pas en chemin pour embarquer d’autres personnes et qu’un beau bandeau « Tourist Only » barre le haut du pare-brise.

Pour rejoindre Dumre, seconde etape de mon voyage du jour, nous empruntons la Prithivi Highway, qui se resume a une route a deux bandes, sinueuse a souhait et ou les vehicules se croisent avec parfois seulement quelques centimetres d’ecart. Le style de conduite est plutot sportif, voire agressif, les depassements peuvent s’effectuer dans les virages (c’est meme conseille) et le klaxon accompagne le trajet de son doux chant melodieux. La route est cependant panoramique, longeant la riviere Trisuli et ses rapides, ce qui n’est pas deplaisant.

Une fois arrive a Dumre, j’avise l’une des jeeps qui me permettra de rejoindre Bandipur, haute perchee et ancienne etape sur la route commerciale reliant le Tibet a l’Inde. Et une fois arrive, c’est le bonheur. Constituee d’une artere principale ou s’alternent auberges, restaurants et petits commerces, certains de ses batiments ont ete completement renoves, redonnant ses lettres de noblesse au style d’antan. Et malgre ce cote tres propret, point de magasins de souvenirs mais une profonde impression que, malgre son aspect touristique, ici aussi la vie a continue comme avant, de maniere authentique et vraie.

J’ai a peine le temps de poser mon sac qu’une gamine m’accoste et me propose de venir voir une auberge qui, selon elle, vaut la peine. Vu son insistance et son bagout, je finis par obtemperer et me voila occupe a gravir de multiples volees d’escaliers qui me meneront dans une tranquille pension familiale surplombant le village. La vue est magnifique, donnant sur les collines avoisinantes et j’y passerai un sejour des plus agreables.

A partir de Bandipur, et outre l’ambiance propre au village, il est possible d’effectuer de sympathiques randonnees.

Mercredi, je me lance donc, avec dans l’idee de rejoindre un mont tout proche et offrant une vue annoncee comme spectaculaire sur l’Himalaya. Le debut du sentier etant balise, je me dis que la balade sera aisee… Mais c’est sans compter sur l’esprit retors du nepalais qui, afin sans doute de favoriser l’engagement de guides, a scrupuleusement retire tous les panneaux suivants. Apres m’etre plus ou moins egare dans une foret ou le nombre d’araignees (dont certaines especes doivent ravir les entomologistes. Personnellement, elles m’inspirent plutot une crainte sans bornes) fait concurrence au nombre d’arbres, je reviens sur mes pas et decide d’entreprendre le Bandipur Trail, un chemin qui descend vers Dumre en passant par differents villages, le tout en descente pure. Et, une fois n’etant pas coutume, je me reperds completement chemin faisant, ne sachant quel sentier choisir parmi la multitude des bifurcations que je rencontre. Au final, je m’en sors plus ou moins bien, arrivant a 1km de la fin supposee du Trail. Afin de me remettre des 13 litres d’eau ainsi evacue et surtout de secher un peu, je m’installe sur le toit de la jeep qui me ramenera a Bandipur.

Mon arrivee ayant coincide avec le debut du Tihar, l’ensemble de mon sejour sera berce par la lueur des bougies qui, le soir venu, sont allumees sur les seuils, fenetres, marches,… (ca tombe bien, de nombreux blackouts ponctuant les soirees). Les chants d’enfants, passant de maison en maison des la nuit tombee, rajouteront une dimension des plus sympathiques a l’ensemble !

Jeudi, rebelotte. Cette fois, je prends la direction de Ramkot, situe a 5 kilometres de Bandipur. La balade est splendide, longeant les flancs de differentes collines avant d’arriver dans le village ! Une fois sur place, et apres seulement quelques minutes, je suis rejoins par Karka, un habitant qui s’installe pres de moi et entame une discussion qui durera une heure, dans un nepalo-anglais qui nous permettra de nous comprendre. Nous parlons de sa communaute, de la maniere dont ils vivent, de sa tribu, de ses us et coutumes… Il m’apprendra egalement que les maisons rondes que l’on trouve dans le village sont censees garder la chaleur du jour, les villageois de l’epoque n’ayant pas toujours eu de quoi s’habiller chaudement. Malheureusement, le soleil se couchant vers 17h30, je suis contraint d’ecourter la discussion et reprends le chemin de Bandipur…

Vendredi, j’avais initialement prevu de rejoindre Pokhara. Mais, un peu comme a Bhaktapur, j’ai du mal a quitter Bandipur. Cette impression d’etre hors du temps doit jouer et je decide finalement de passer une derniere nuit sur place. A 13h, je suis interpelle par la fille du tenancier de la pension : je suis attendu par toute la famille pour partager avec eu leur repas de Diwali. Assis autour d’une dizaine de plats differents et munis d’un verre d’alcool de riz fait maison (qui aura la tres facheuse tendance de ne jamais rester a moitie plein bien longtemps !), toute la famille fait ripaille : poulets, poissons et autres preparations aux saveurs inconnues ponctueront une partie de l’apres-midi. Tout comme le verre, mon assiette semble ne jamais se vider…

Samedi matin, c’est le depart vers Pokhara. Le fils de mon hote y habitant, il me propose gentiment de m’y deposer a moto. C’etait sans compter sur la taille de mon sac, qui lui fait vite comprendre qu’a moins de renforcer sa suspension arriere, il y a peu de chances que nous arrivions entier avec une telle charge… Pour parfaire le tout, je suis de nouveau invite a rester pour le repas de midi, invitation que je decline poliment, il est temps de prendre la route et j’estime avoir deja trop abuse de leur hospitalite.

Apres un trajet plutot agreable (si l’on omet les habituelles frayeurs dues au style de conduite local et les nids de poules qui feraient palir de jalousie certaines autoroutes wallones), j’arrive a Lakeside Pokhara, le quartier touristique de la ville ou s’entassent auberges, restaurants, bar lounge, boutiques de trekking,… Un Thamel miniature, au bord du lac Fewa, a l’ambiance beaucoup plus tranquille !

Hier, reveil matinal pour monter au village de Sarangkot et assister au lever du soleil sur l’Himalaya. Installes sur un petit promontoire, les touristes que nous sommes assistent ainsi a l’emergence de ces geants, progressivement baignes par les rayons du soleil. L’effet est surprenant, les vallees alentours sont noyees dans la brume et les cimes se devoilent petit a petit, sortant d’une profonde obscurite et empruntant des teintes rosees avant de se reveler pleinement.

Aujourd’hui, je me lance dans la conquete des routes nepalaises. Plusieurs sites interessants etant situes en peripherie de Pokhara, la location d’un scooter s’avere vite la solution la plus commode pour partir a leur decouverte. Apres de rapides tractations, je me retrouve au guidon d’un scooter old-school, passe vite m’acheter une carte et attaque le bitume, esperant que la circulation sera plus abordable qu’a Kathmandu. Et c’est le cas. Meme si le style local et la conduite a gauche surprennent au debut, les reflexes reviennent vite et apres avoir manque de m’encastrer dans un minivan ayant freine bloc pour eviter un pieton (le con) traversant l’autoroute (enfin, la route a deux bandes…), ca devient vite une partie de plaisir.

Premiere etape de la journee, les lacs Begnas et Rupa, situe a une quinzaine de kilometres de Pokhara. En temps normal, on peut y voir les montagnes s’y refleter mais la nebulosite du jour ne le permet pas. La balade le long du Begnas s’avere cependant excessivement agreable.

Apres un rapide pit-stop a Pokhara pour manger un bout, je prends la direction de ce que le Lonely Planet appelle un village Tibetain et que ma carte routiere identifie comme un camp de refugie. Apres quelques conversations sur place, l’option 2 me parait la plus vraisemblable, meme si, touristiquement parlant, elle est moins glamour… Tashi Paluel, le camp-village en question, abrite aussi un monastere hebergeant une centaine de moines. Deux fois par jour, ces derniers se reunissent dans le temple, pour mediter. Les voix, monocordes, resonnent et sont accompagnees de martelements de tambours, de trompettes, de cymballes. Jeunes et moins jeunes moines se cotoient et une certaine effervescence regne a l’interieur du temple. J’y reste trois bons 1/4 d’heure, gagne par l’ambiance que je suis.

A la sortie du temple, je retrouve un peu de Belgique. Une vieille drache bien drue m’attend et me trempe les os en l’espace de quelques secondes. J’irai temporairement trouver refuge chez une petite dame tenant un magasin d’artisanat tibetain. Ayant fui le Tibet en 1959 avec ses freres et soeurs mais en y laissant ses parents, elle me fait part de sa tristesse d’etre sans pays et de vivre ainsi depuis 52 ans, loin de sa terre… Une discussion prenante, qui se cloturera par l’attachement d’un bracelet « porte-chance » a mon poignet et un don de papier-journal pour mettre sur la selle de mon destrier…

Demain, direction Tansen, avant de faire un passage eclair a Lumbini et de m’enfoncer dans la jungle de Chitwan.

Nos vemos !

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Om Mani Padme Hum

Apres cette premiere prise de contact ma foi fort agreable, les deux journees suivantes seront consacrees a l’approfondissement de la decouverte de la capitale.

Jeudi, direction le sanctuaire de Swayambhunath, perche sur une colline dominant Kathmandu. Sur les conseils de Khem, patron de l’auberge ou je reside, j’entreprends de le rejoindre a pieds, me faufilant dans le trafic et manquant de me perdre a quelques reprises.

Une fois face a la colline, c’est une autre histoire : une centaine de marches pour le moins escarpees attendent le pelerin. D’aucuns diront qu’il s’agit d’un excellent entrainement pour les futurs trekkers, je me contenterai de perdre une dizaine de litres d’eau avant d’arriver au sommet… Une fois sur place, la magie des lieux opere directement. Au centre de l’esplanade principale trone une gigantesque stupa, entouree de moulin a prieres. Des odeurs d’encens parfument les lieux, des hauts-parleurs diffusent le mantra « om mani padme hum » et il y regne une reelle ferveur. On est bien loin de l’agitation du centre-ville et c’est assez appreciable. Une fois le tour du site effectue, j’entame la Kora, le chemin de pelerinage qui fait le tour de la base de la colline en passant par differents temples (dont un ou trois gigantesques statues contemplent la foule). L’ensemble du parcours est ceint de centaines (si pas milliers) de moulins a prieres, et, une fois acheve, je me decide a remonter jusqu’au sanctuaire (il me restait justement 10 litres d’eau a evacuer !).

Vendredi, je repars me perdre dans la vieille ville et emprunte cette fois une partie des grands boulevards du centre. On y comprend mieux pourquoi un bon nombre de nepalais se promenent avec un masque visse devant leur bouche… Dans l’apres-midi, petit passage au Garden of Dreams, un jardin situe en lisiere de Thamel et qui contraste completement avec l’ambiance exterieure.

Samedi, direction Bhaktapur, situee a une petite dizaine de kilometres de Kathmandu. Ancienne cite-Etat, elle se caracterise par un foisonnement de temples, sanctuaires, statues, bassins, cours. Des l’entree dans la vieille ville, c’est une autre dimension. D’etroites ruelles bordees de maisons aux briques rouges et aux fenetres parfois savamment ouvragees s’enchainent jusqu’a me mener a Durbar Square, l’une des trois principales places de la ville ou j’etablirai mes quartiers.

Ce qui donne son charme a Bhaktapur, outre son patrimoine incroyable, c’est le fait que malgre son cote tres touristique, elle ait su garder son  ame. On y trouve bien entendu une multitude de boutiques de souvenirs et d’artisanat, les eternels rabatteurs, quelques coups de klaxons mais malgre cela, le centre historique respire l’authenticite. De nombreuses places sont ainsi occupees par des paysannes qui, a l’aide de leur panier en osier, vannent leur riz a longueur de journee. Les potiers s’activent devant leur fours afin de creer les produits qui seront revendus a seulement quelques encablures de la, et les recoltes de fruits et de legumes occupent des trottoirs inexistants. Rajoutons a cela le fait qu’il n’est pas rare de croiser chevres, poules et parfois un troupeau de moutons, et vous aurez compris combien il est facile de se laisser gagner par le rythme et l’atmosphere locale. Le Juju Dhau, yaourt le plus concentre du monde, apporte une touche gastronomique non negligeable a l’experience (ce n’est pas complique, j’en prends un a chaque repas). Toutes ces raisons me pousseront a rester deux jours entiers sur place, profitant ainsi de la ville a la nuit tombee et delestee de la majeure partie de ses touristes d’un jour.

Pour courroner mon sejour ici, j’ai pousse une pointe jusqu’a Changu aujourd’hui, pour visiter son temple. Niche sur une colline egalement, au bout de l’unique rue du village, sa pagode situee dans la cour principale est entouree de statues reprensentant de nombreuses divinites. C’est egalement l’occasion de parcourir (juste) un peu la campagne nepalaise et d’admirer ses couleurs…

Demain, reveil aux aurores, et direction Kathmandu ou je devrais reussir a attraper un bus pour Durme, d’ou je grimperai dans une jeep qui devrait me conduire a Bandipur…

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The first rule about Kathmandu…

… is that there are no rules in Kathmandu !

Namaste ! Apres quelques heures de voyages et la decouverte de l’aeroport de Delhi et de ses confortables chaises longues susceptibles de vous faire rater votre correspondance, c’est fraichement moulu que j’ai pose les pieds sur le territoire nepalais.

A peine descendu de l’avion, direction l’immigration pour acquerir mon visa. Entre nous, autant le faire a l’arrivee, les prix etant en dollars et identiques a ceux en euros pratiques a Bruxelles… La gentille douaniere, au vu de mes cernes, me conseille gentiment de ne prendre qu’un visa de 30 jours au lieu de 90, et de me contenter de payer l’amende pour les jours supplementaires. J’economise ainsi pas moins de 50 dollars et je suis a deux doigts d’enjamber son comptoir pour lui faire une bise de remerciement quand j’apercois les deux cerberes qui l’entourent et qui ont, pour leur part, un facies beaucoup moins charitable…

Des la sortie de l’aerogare, c’est un choc, un souffle barbare, une onde de rock (a vos chansonniers)… Comme souvent, c’est la cohue, entre les rabatteurs, les chauffeurs de taxis, les familles,… Je trouve neanmoins mon prenom inscrit parmi la centaine de panneaux que brandissent des nepalais soucieux de retrouver leur brebis parmi cet arrivage de chair fraiche.

S’ensuit le trajet jusqu’a l’auberge, qui me fera dire que je ne louerai ni voiture, ni scooter, ni VTT, ni trotinette pour me deplacer dans Kathmandu. Ca deboite dans tous les sens, ca klaxonne, ca crie, ca roule en sens inverse, le tout dans un enchevetrement de ruelles et un chaos de corps, d’echoppes mobiles, de rickshaw, de poules,… et ca a du charme !

Une fois mes affaires deposees au coeur de Thamel, le repere touristique, j’entreprends un rapide tour dans les environs directs de l’auberge. Et a pied, c’est encore plus impressionnant !

Ce qui frappe le plus, ce sont les odeurs, oscillant entre parfums d’epices et d’encens, omnipresentes et faisant disparaitre totalement les echappements degages par les voitures et autre mobilettes ! Viennent ensuite les couleurs, en une palette infinie, que ce soit sur les etals de tissus, de legumes, les facades, les enseignes. La foule, composee de touristes et de nepalais, slalome dans ce qui parait etre un ballet maitrise ou le pieton tente de se frayer un chemin au coeur d’une circulation intense et chaotique.

Toutes ces observations reviendront avec force et amplification ce mercredi, jour que je consacre a parcourir les rues, ruelles, temples, monasteres et autres cours interieures ou sont niches stupas et pagodes, afin de rejoindre Durbar Square. Ancien lieu ou les rois etaient couronnes et gouvernaient le royaume, temples et palais se cotoient ici en nombre, donnant a l’endroit un caractere mythique !

Les jours qui viennent devraient m’emmener dans la vallee de Kathmandu, afin de decouvrir Bakhtapur et Patan dans un premier temps, avant de me diriger vers l’ouest et des regions plus tranquilles. Si tout va bien et que le temps le permet, un petit trek de 7 jours devrait cloturer le tout, dans la vallee du Langtang.

Sur ce, a bientot !

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Odyc – Back2Snow

Odyc - The Best Snow ExperienceAfin de fêter dignement le début de sa nouvelle saison Sports d’hiver, Odyc a lancé deux actions en ce mois de septembre.

La première permettra à la Reine et au Roi d’Odyc de partir pendant 3 ans au ski, gratuitement (3×1 semaine – de 2012 à 2014).  Pour y participer, il suffit d’uploader sa photo sur la Page Facebook d’Odyc et d’amener le plus grand nombre à voter pour elle. Les votes seront clôturés le 30 septembre à midi et les 2 photos ayant remporté le plus de Like désigneront le et la gagnante.

La deuxième, plus simple, donnera aux internautes la possibilité d’économiser 100 € en introduisant le code présent à la fin de la vidéo ci-dessous, et ce lors de l’étape 3 de leur inscription sur Odyc.be. 

Si vous comptez partir au Sports d’hiver cette année, ces deux actions devraient fortement vous intéresser !

Bonne chance !

PS : billet non sponsorisé, juste un clin d’oeil à ce qui fut mon ancienne occupation à plein temps ;o).
PPS : vidéo produite par Toast Agency

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In the Pouff – Le Chemin des âmes [Joseph Boyden]

« J’ai remarqué que les wemistikoshiw font toujours les choses par trois. Ils sont obsédés par ce nombre : ligne de front, de renfort, de réserve n’en sont qu’un exemple parmi tant d’autres. Leurs équipes de travail comptent toujours trois membres : d’ailleurs, ils les appellent en les numérotant. Le soldat numéro un fait le guet pendant que les soldats deux et trois opèrent. Même leurs armées se divisent en trois corps, l’infanterie, l’artillerie, la cavalerie, et ces trois corps sont soumis aux trois rituels de l’entraînement, du combat et du repos.

Cette passion du nombre trois se communique de ceux qui donnent les ordres à ceux qui les reçoivent. Dès que nous partons en repos, nous nous comportons au même rythme : manger, dormir, les femmes. Nous mourons même en trois temps, j’ai vu cela bien des fois. C’était un homme avant que la balle ne frappe, mais quand l’impact est là, que la douleur démantèle son corps, qu’il comprend qu’il ne lui reste que quelques instants à vivre, il devient une bête aux abois. Finalement, inéluctablement, il devient cadavre. Parfois, j’assiste aux prières où les wemistikoshiw se rassemblent et dans lesquelles ils invoquent leurs trois manitous, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. C’est peut-être la raison pour laquelle ils font tant de choses par trois.

Cela ne s’arrête pas là. A mon tour, je me suis mis à voir les choses par trois. C’est Elijah qui m’a appris, en poste isolé, la nuit, à guetter l’éclair de l’allumette dans la tranchée d’en face. Il faut regarder sur la lueur, compter lentement jusqu’à trois et ensuite, tirer. Le premier soldat gratte l’allumette, c’est l’éclair que l’on détecte. Il la passe à un copain qui allume à son tour son clope : c’est là que le tireur peut faire le point. Quand le second passe l’allumette à un troisième, on est prêt : on a juste le temps de tirer avant que le malheureux n’inhale sa bouffée.

Etendu au fond de la tranchée, par une journée calme, je me dis que l’existence d’un soldat consiste à contempler le ciel ; à ramper sur terre pendant la nuit, à vivre sous terre durant le jour.  J’ai l’impression qu’avec leurs obsessions, ces wemistikoshiw ont partagé ma vie en trois. Il y a eu ma vie d’avant, quand je ne les connaissais pas encore, eux et leur armée ; il y a ma vie présente, à la guerre ; et si j’en réchappe, il y aura ma vie d’après, quand je serai rentré chez moi. Sans doute est-il magique, ce nombre trois. »

Joseph Boyden – Le Chemin des âmes – pages 311-312.

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Dealecta.be – Tous les deals de Belgique

Depuis ce 6 avril 2011, Dealecta.be propose à tout un chacun de retrouver les meilleurs deals de sa ville de manière claire et détaillée.

Regroupant toutes les offres belges de Groupon, Promocity et Groupolitan, ce site donne aux internautes différents outils qui leur permettent de trouver rapidement le deal qui leur convient. Classification par catégories (restaurants, voyages, activités, bien-être,…), tri par prix, remise et temps restant,… Plus besoin se connecter sur chacun de ces sites afin de trouver la perle rare, Dealecta vous mâche le boulot en vous présentant le tout de manière synthétique.

Dans le même temps, Dealecta annonce le rajout de nouveaux partenaires et la mise en place prochaine d’une newsletter personnalisée centrée sur les catégories sélectionnées par ses utilisateurs. Vous n’êtes intéressés que par les restaurants et votre bien-être ? Pas de soucis, vous recevrez, à la fréquence de votre choix, uniquement les deals correspondant à vos critères !

Outre le site Dealecta.be, vous pouvez également les rejoindre sur leur Page Facebook et sur Twitter.

Bonne visite et profitez-en bien !

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In the Pouff – Le Jeu de l’Ange [Carlos Ruiz Zafón]

« Une bonne part de la mythologie qui se développe autour de chacune de ces doctrines, depuis leur liturgie jusqu’à leurs règles et leurs tabous, provient de la bureaucratie qui s’instaure à mesure qu’elles évoluent et non de l’évènement, supposé surnaturel, qui les a générées. La plus grande partie de ces croyances est composée d’anecdotes simples et bon enfant, mélange de sens commun et de folklore, et toute la charge belliqueuse qu’elles finissent par acquérir, quand elles ne dépérissent pas, provient de l’interprétation ultérieure de leurs premiers principes par leurs administrateurs. L’aspect administratif et hiérarchique semble être la clef de leur évolution. La vérité est censée être révélée à tous les hommes, mais, très vite, apparaissent des individus qui s’attribuent le pouvoir et le devoir d’interpréter, d’administrer ou d’altérer cette vérité au nom du bien commun, et qui établissent dans ce but une organisation puissante et potentiellement répressive. Ce phénomène, que la biologie nous enseigne et qui est le propre de tout groupe d’animaux sociaux, ne tarde pas à transformer la doctrine en un élément de contrôle et de lutte politique. Divisions, guerres et scissions deviennent inéluctables. Tôt ou tard le verbe se fait chair, et la chair saigne. »

Carlos Ruiz Zafón – Le jeu de l’Ange – pages 285-286.

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