Hola todos !
Nous voila a San Cristobal, une petite ville (tres animee) a quelques encablures de la frontiere Colombienne. Nous y sommes arrives cette nuit, et en repartons ce soir, direction San Fernando de Apure, ville situee en plein coeur des Llanos, zone sauvage du centre du Venezuela. Visiblement, il risque d’y faire chaud et moite, que du bonheur en perspective…
Notre fin de sejour a Merida s’est fort bien deroulee… La montee en telepherique fut inopinement reportee au lendemain, contrairement a ce qui avait ete annonce dans le mail precedent. En effet, suite a une petite panne de reveil, nous sommes arrives trop tard pour pouvoir monter. Qu’a cela ne tienne, nous changeons notre programme, et partons a la decouverte du petit village de Mucuchies, mondialement connu pour sa belle petite place et son eglise, le tout dans un decor typiquement andeen. Au final, place et eglise en travaux, et charme du village relatif. Cela nous aura neanmoins permis de suivre, en grands fans de football que nous sommes, la premiere mi-temps du match France-Bresil, dans un resto sombre et desert, pendant que Vincent s’enfilait gaiement un poulet entier en guise de repas…
Ce dimanche donc, plein de courage, et suite a une nouvelle panne de reveil (ou alors d’audition, ce dernier ne sonnant pas fort…), nous nous redirigeons (pour la troisieme fois quand meme) vers le telepherique. Bizarrement, et alors qu’il n’est que 11h31, ce dernier vient d’entamer son dernier voyage, nous laissant ainsi pantois face a l’impossibilite de monter. Tout cela est sans compter sur la presence d’une trentaine de Venezuelien, en vacances egalement, qui, a force de palabres avec les autorites regissant le trafic du telepherique, reussissent a faire rouvrir le parcours pour un ultime voyage, auquel nous nous greffons le coeur rempli d’allegresse ! Et c’est parti pour une bonne heure de montee, divisee en quatre etapes, pour finalement arriver a 4800 metres apres 12,5 km de voyage. Dans les nuages, les pieds dans la neige, nous venons de passer de 25 degres a une temperature avoisinant le zero. L’experience est suprenante, a quelques metres pres, nous nous retrouverions au sommet du Mont-Blanc.
Une fois redescendu, direction la gare des bus, afin d’essayer de prendre celui qui nous emmenera a Barinas, etape suivante de notre voyage censee nous rapprocher de Ciuadad Bolivar (d’ou partent les principaux tours pour les Angels Falls et Canaima). Stupeur : les avis divergent. Selon certains, la route vers Barinas est hors d’usage, et il est impossible de s’y rendre a partir de Merida. Selon d’autres, il est possible de s’y rendre, en partant a 6h du matin, et en effectuant a pieds le trajet impraticable, avant de remonter dans un autre bus de l’autre cote. Devant ces differentes options, nous changeons de trajectoire, decidant de nous rendre a San Cristobal, ou visiblement des connexions vers les villes nous interessant pour la suite de notre periple sont envisageables.
C’est donc vers 1h du matin que nous deposons nos sacs sur les quais du terminal, avant de prendre un taxi vers un hotel du centre, qui s’avere tres confortable et surtout tres desert. Apres avoir deambule la journee dans la ville, il est indeniable que nos visages (un peu moins) blaffards ne sont pas des plus courants. No tourists… La ville s’avere sympathique, grouillante pour un lundi. Surnommee Cordial City, l’accueil des habitants envers l’etranger serait des plus chaleureux. Il s’en degage une ambiance plutot bon enfant, tranquille.
Nous passerons sur le marathon qu’a represente la recherche d’une banque ouverte pouvant nous echanger quelques malheureux euros en Bolivares. Visiblement, plus aucune banque ne fait de change, et elles etaient fermee ce lundi. C’est finalement aux distributeurs de la ville que nous devons notre salut, apres de multiples tentatives liees a leur mode de fonctionnement un peu particulier (une seconde de reflexion, de lecture des informations, et la transaction est annulee. Apres dix tentatives, on se croirait dans un jeu video, et tout n’est plus question que de reflexes…).
Dans quelques heures, nous remettons ca, avec un ptit voyage de 14h cette fois. Le bus nous permettant de « fixer », c’est avec impatience que nous attendons ce voyage… Apres San Fernando de Apure, deux options : soit nous rejoignons Ciudad Bolivar en avion, soit nous descendons au confin du Venezuela, a Puerto Ayacucho, sur les bords de l’Orenoque et au coeur de la region amazonienne du Venezuela. Vamos a ver…
Voila pour la ptite bafouille…
Hasta la proxima.
J. aka El Libertador