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Amazonas

Posted by on 6 juillet 2006

Hola todos…

Le dernier mail envoye precedant notre depart vers San Fernando de Apure, il convient de vous narrer les quelques evolutions et modifications qu’a subi notre itineraire depuis lundi soir.

Notre fameux trajet en bus de 14h (16h au final) pour rejoindre San Fernando ne s’est pas fait sans quelques evenements fortuits et imprevisibles. Arrives a la gare des bus, une petite heure seulement apres l’envoi de mon mail, il s’est avere que le bus en question etait totalement full (sur papier en tout cas). Desappointes, mais suivant les indications de l’agreable hotesse de la compagnie de car, nous nous placons a cote de l’entree du car et attendons l’heure du depart afin de savoir si quelques desistements de derniere minute n’auraient pas lieu. Initiative payante au final, qui nous permet de prendre place dans ce magnifique bus a 18h tapante, separes l’un de l’autre par quelques rangees de sieges seulement. Le trajet se deroule tranquillement, ponctue tout le long de nombreuses compilations de musiques locales a volume sonore plus qu’audible, contribuant certainement au maintien en eveil de nos valeureux et polyvalents chauffeurs, mais diminuant fortement nos chances de nous endormir.

C’est vers 5h du matin, apres 11h de trajet donc, et alors que j’avais enfin reussi a entretenir un etat de somnolence prolonge, qu’un cri perturbe la tranquilite de l’ensemble des voyageurs, reussi a couvrir la voix d’une chanteuse (ou d’un chanteur) local hurlant qu’il/elle est en mal d’amour et atteint finalement nos chauffeurs. « Fuego, fuego » (ce qui, dans le contexte present, ne peut signifier qu’une chose : au feu). Effectivement, sortant legerement de ma lethargie et les sens loin d’etre en eveil, j’apercois quelques volutes de fumees autour de moi, et percoit une odeur forte de caoutchouc brule. Pas de flammes heureusement, et surtout un grand calme de la part des personnes presentes, qui descendent en ordre sur la route deserte. Soit ils ont l’habitude et considerent ce genre d’incident comme de la routine ou comme un simple exercice d’evacuation, soit tout le bus etait dans le meme etat que moi…

Pendant une petite demi-heure, nos chauffeurs entreprennent donc de demonter une partie du moteur, pour changer ce que nous pensons etre une courroie. Marteau, burin, sueur, aucun juron. Ca cogne et visiblement ca paie, puisqu’au moment voulu, le moteur redemarre sans probleme et nous pouvons repartir. Perdu en plein milieu de la region, il faut le faire. La reparation s’averant temporaire, c’est juste avant la ville de San Fernando que le bus rend definitivement l’ame, et que nous devons prendre un Por Puesto (minibus multi-arrets) pour rejoindre le terminal des bus.

Le temps etant plus qu’execrable lors de notre arrivee (rues inondees, pluies torrentielles), nous decidons de continuer sur notre lancee et de rejoindre Puerto Ayacucho dans la foulee, apres avoir pris le temps d’ingerer un ptit dej local. A 8h de route de la, non loin de la Colombie et au bord de l’Orenoque, Puerto est la capitale de l’etat Amazonas. A bord d’un petit Por Puesto aux sieges etroits, la route s’avere tout simplement geniale. Nous quittons progressivement la pluie pour beneficier d’un climat plus humide et chaud. Les paysages defilent, de la plaine inondee a celle couverte de vegetation luxuriante. Un des aspects le plus plaisant fut les nombreuses traversees en bac que nous avons du effectuer, certains ponts permettant d’enjamber les rio’s etant en construction ou totalement absent. Cela donne une impression fort agreable de s’enfoncer en terra incognita, dans un lieu coupe du monde…

Ce mercredi fut donc l’occasion de decouvrir Puerto Ayacucho, et notamment de se rendre au fameux Mirador donnant un bon point de vue sur l’Orenoque et ses rapides. Le climat, comme en pareille region, est plutot lourd et humide, avec une bonne alternance d’ondees et de soleil. Nous comptons encore y rester ce jeudi, avant de prendre la route vers Ciudad Bolivar…

Pour terminer, juste une petite consideration pratique : Vincent, qui consulte son adresse mail professionnelle (le fou, on est en vacances ;o), m’a fait part de l’envoi de certains mails concernant Riennes (Yeaaaaah B…) et de fameux pics-nics (auxquels, malheureusement et vous nous en excuserez, nous ne saurons etre present). Si possible, essayez de nous envoyer tout ca sur nos adresses privees (gmail par exemple). Perso, il est inconcevable que je check mon adresse GoTo, et je me meurs de ne point vous lire ;o).

Sur ce, a+ dans l’bus (sin fuego)

Biz,

J. aka El Amazon.com

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