Apres ce bref instant norvegien, c’est vers 7h00 du matin que mon avion s’est pose a San Jose. Temps clair, temperature clemente, vegetation luxuriante, un tout bon debut que tout cela.
N’ayant aucune envie de m’attarder dans la capitale, je pris directement un taxi pour le terminal San Carlos, d’ou partait le bus qui allait m’emmener a La Fortuna, petite ville a 4h30 au nord de San Jose, et sise aux pieds du Volcan Arenal, l’un des volcans les plus actifs du monde et qui crache quotidiennement son quota de lave. Une route sans encombres durant laquelle le temps s’est couvert petit a petit, m’indiquant ainsi que je penetrais la foret tropicale du Costa Rica et que j’etais en pleine saison des pluies.
A peine arrive a La Fortuna, je fus interpelle par Mister Lava Lava, mondialement connu grace au Lonely Planet et detenteur d’une guesthouse au confort simple mais agreable. Figure emblematique de la region, il se vante d’etre le seul tour operator a garantir a ses clients de voir de la lave s’echapper du cratere de l’Arenal. Lui faisant confiance, je m’installe donc chez lui et succombe a l’envie d’aller voir le volcan le soir meme, malgre l’etat de fatigue cause par le « court » voyage entrepris precedemment. Et force est de constater que Mister Lava Lava porte bien son nom. Apres quelques deambulations autour de la base du volcan, nous nous arretons finalement pres d’un pont en construction. Pendant 45 minutes, nous observons les coulees de lave devaler les pentes du volcan a pres de 200km/h. Malheureusement, l’acces au volcan a proprement parle est ferme depuis quelques annees. A 1km de la base, le spectacle n’en reste pas moins impressionnant !
Apres ces emotions nocturnes, durant lesquelles je fais connaissance avec trois israeliens et un mexicain, retour a la maison et dodo reparateur avant d’entamer ma premiere vraie journee Tica…
Vendredi, un ptit reveil comme je les aime, aux alentours de 11h00. Au Costa Rica, c’est ¡ Pura Vida !, donc autant en profiter. Avec mon nouvel ami Mexicain, Alberto, nous decidons de nous rendre a la Catarata (cascade), situee a 4km de la ville, au milieu de la jungle. Petite balade assez eprouvante a l’aller, l’ascension etant plus que rude pour mon physique de crevette anemique. Une fois en haut, nous decouvrons une splendide cascade haute de 70 metres, au pied de laquelle il est possible de se baigner, malgre la fraicheur de l’eau.
Une fois de retour chez notre hote, ce dernier nous emmene au Baldi Spa Resort. On fait dans le contraste. Chez Baldi, c’est 25 bassins en plein air, ou l’eau thermale est chauffee par le volcan. De 23 a 67 degres, il y en a pour tous les gouts. Ambiance tres americaine, immersion dans un flot continu de touristes, mais cela en vaut malgre tout la peine, ne fut ce que pour la beaute du lieu et la magie du decor, le tout se situant au pied du volcan qui nous fait l’honneur de sortir des nuages vers 18h00.
Ce samedi, je me la joue farniente et etude de la suite du trajet. Demain matin, une jeep m’emmenera au bord de la lagune Arenal, ou je prendrai un bateau la traversant pour finalement reprendre une jeep qui me conduira a Monteverde, au coeur de ce qui etait une communaute Quakers fondee il y a quelques decennies, et qui devient maintenant un lieu de plus en plus touristique. Au milieu de la foret des nuages, je m’attends a pouvoir profiter de quelques belles randonnees la bas aussi…
J’ai deja une petite idee concernant l’endroit ou je terminerai mon sejour. Un indice : une ile au large du Panama (j’en profiterai pour dire bonjour a Scoffield ;o). Faut juste que je check comment m’y rendre sans devoir prendre mille correspondances et surtout les formalites d’entree et de sortie de ce petit pays.
Sur ce, le Tica vous salue bien bas (premiere rime foireuse du voyage, ca commence :o)…