J’ai reussi ! A 5 heure du matin ce mardi, j’etais debout !
Comme vous vous en doutez, je n’etais pas de toute premiere fraicheur, et c’est le sac sur le dos et les paupieres a moitie entrouvertes (n’est pas Bjorn qui veut !) que j’ai rejoint l’endroit d’ou partent les bus a Monteverde.
Heureusement, les 3h30 me separant de Puntarenas me permirent de faire une petite sieste reparatrice. Ma voisine, une canadienne, a vite compris a mon air de marmotte que je serais peu susceptible de continuer la conversation qu’elle avait si gentiment entamee…
A Puntarenas, il me faut prendre un ferry pour rejoindre Paqueras. L’endroit est typique des petits ports : un brin tourmente, et visiblement pas tres sur. Ce que je pense etre un vieux Jamaicain me conseille de prendre place dans le restaurant d’un de ses amis, en me disant de bien surveiller mes bagages. Je suis ses conseils et attend patiemment que le bureau vendant les tickets ouvre. Il est 9h30 et le bateau ne part qu’a 12h00. Cela me laisse le temps de boire quelques boissons gaseuses.
L’embarquement se fait sans problemes, et la croisiere se deroule sous un ciel bleu parseme de quelques nuages. La cote, recouverte de vegetation, me laisse apercevoir de temps en temps quelques belles plages qui me donnent envie d’arriver a Montezuma au plus vite.
A Paqueras, c’est la ruee vers l’or, incarne ici par les bus effectuant les liaisons avec les differentes plages. Une chose est claire, il n’y aura pas de la place pour tout le monde. Je grimpe (saute est plus le terme adequat) dans un bus en partance, et me retrouve debout dans l’allee pendant une petite heure trente, periode que je mettrai a profit pour faire connaissance avec Doña Rotschilda, dont les preceptes revolutionnaires vous furent precedemment contes.
Arrive a Montezuma, une chose est claire : les 11h de voyage en valaient largement la peine. Je prends une petite chambre au bord de la plage, sous les palmiers. Au centre du concept de l’auberge, la volonte de developper une universite Libre de Montezuma, ou les artistes peuvent venir trouver l’inspiration et faire part de leurs connaissances avec les heberges. L’endroit est touristique, mais la petitesse du village en font un endroit tres agreable a vivre. La fin d’apres-midi est donc consacree a une farniente bien meritee.
Ce mercredi, la productivite qui est mienne a ete mise a rude epreuve. Plage, transat, hamac, j’ai bien failli me rendormir. Qu’a cela ne tienne, il existe trois petites cascades a proximite immediate de Montezuma. L’occasion de faire une petite balade a l’interieur des terres, de nager quelques peu sous la cascade, et de voir de joyeux singes faire des galipettes dans les arbres.
Comme vous le constaterez, depuis mon arrivee a Montezuma, ca bouge enormement. Et je remets le couvert demain (l’endroit est trop plaisant pour le quitter si vite), avant de repartir sur la route…
A+ dans le bus-boat-bus !