Fotonauts - Images for HumanityCela va faire 1 mois et demi maintenant que j’ai la chance de tester Fotonauts. Très emballé dès les premiers instants, j’ai mis à profit ces dernières semaines pour explorer une partie des fonctionnalités proposées par ce nouveau service.

De prime abord, on pourrait penser qu’il s’agit là d’un nouveau site de partage de photos en ligne comme il en existe déjà quelques-uns (Flickr, Picasa,…). On prend les photos qu’on veut publier, on les upload à un endroit bien précis et on partage le tout avec ses proches.

Mais là où Fotonauts surprend, c’est dans l’optique beaucoup plus globale qui sous-tend son service : la possibilité pour chaque membre de la communauté d’interagir avec les albums et les photos des autres (pour autant que ces derniers aient marqué leur accord). Ainsi, et sur le principe collaboratif bien connu de Wikipedia, le contenu iconographique pourra être rassemblé autour de thématiques telles que les voyages, les tatouages, les transports en communs, les volcans… constituant ainsi une véritable encyclopédie en image. Rien de plus facile ensuite d’intégrer les images ainsi qualifiées dans des bases de données déjà existantes afin de les enrichir (telle que Wikipédia par exemple).

Cerise sur le gâteau, et afin de rendre ce travail collaboratif plus aisé, l’interfacage avec le site Web se fait au travers d’une application hébergée sur votre ordinateur. Il suffit de la lancer, d’y importer les photos que l’on souhaite publier, d’y rajouter un éventuel lien vers un article Wiki ainsi qu’un tag de géolocalisation Google Maps et, en temps réel, tout se retrouve sur le site Web. Et si vous souhaitez créer un album autour des ornithorynques et que vous ne disposez d’aucune photo de ce brave mammifère, vous pourrez même scanner les photos présentes sur Flickr et les rajouter à votre album…

Bref, pas besoin de vous le dire, j’adhère complètement à ce projet que je trouve ambitieux, excessivement bien construit et esthétiquement beau (l’application tout comme les albums en ligne sont graphiquement de loin ce que j’ai vu de mieux en la matière…).

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, vous trouverez ci-dessous un exemple d’un album intégré (de nouveau une excellente idée : la possibilité de faire un « embed » de chaque album au format diaporama), ainsi qu’une interview de Jean-Marie Hullot, décrivant le projet. Pour recevoir une invitation, il suffit de cliquer ici (et de patienter un peu).

Bon voyage !

… ou quand j’ai le c** entre deux chaises.

Je m’explique : en ouvrant mon mail ce matin, je suis tombé sur l’interview de ce qui semble être un éminent scientifique danois, travaillant dans le département chimie de l’Université de Copenhague.

Diffusée début de ce mois d’avril sur la chaine TV2, Niels Harrit nous explique que l’effondrement des Twin Towers et du WTC7 serait du à la présence de Thermite dans les bâtiments. Je vous passe tous les détails techniques (qui sont expliqués dans la vidéo ci-dessous) mais précise d’emblée qu’on ne parle pas ici de nos amies arthropodes.

Légèrement méfiant à l’encontre de la masse d’informations qui circulent autour du 9-11, j’entame une rapide recherche sur les informations recueillies.

Première constatation : l’article [PDF] publié par cette équipe de 9 chercheurs dans le Open Chemical Physics Journal ne semble rencontrer d’échos qu’auprès de la multitude de sites qui se sont constitués suite aux attentats du 11 septembre. Aucune source journalistique « mainstream » (terme retrouvé sur bons nombres de ces sites et forums) n’en fait l’écho, excepté nos amis danois (monsieur Niels étant originaire du pays de la Sirène).

Deuxième constatation : au sein de son équipe, on retrouve Steven Jones, scientifique américain qui avait déjà avancé cette hypothèse en 2005 et qui, petit à petit, avait perdu le soutien d’une partie de la communauté scientifique qui  estimait que ses affirmations relevaient plus de la spéculation que de la rigueur chère à cette profession. Certains sites se sont d’ailleurs employés à démonter l’ensemble de ces dernières afin de démontrer leur caractère bancal.

Troisième constatation : pour ceux qui auront l’envie de se taper les 10 minutes de vidéo, il me paraît étonnant que certaines questions posées par le journaliste rencontrent des réponses si peu précises . Ainsi, quand le journaliste demande à monsieur Harrit la quantité de Nano-Thermites qui aurait été nécessaire à la destruction des 3 tours, sa réponse oscille entre 10 et 100 tonnes. Le tout en palettes, réparties sur plusieurs étages (voire à tous), ça laisse de la marge quand même.

Trouver des traces de cette substance dans les décombres du WTC et affirmer qu’elles sont à l’origine de l’effondrement de ces dernières est une chose mais, dans la manière dont c’est présenté, les approximations pratiques présentes dans l’interview me titillent légèrement l’hémisphère gauche.

Bref, on y croit ou on y croit pas. Mon c** restera probablement longtemps entre deux chaises et il y a fort à parier que la vérité sur le 11 septembre restera profondément enfouie au cœur de Ground Zero pendant longtemps… Dans tous les cas, et à mon sens, il convient de toujours garder un recul par rapport à la diffusion et à la consommation de ce genre d’hypothèses…

PS : si un danois parfait bilingue passe par ici, qu’il n’hésite pas à me confirmer l’exactitude des sous-titres.

Vous l’aurez peut-être déjà vue, mais je ne résiste pas à l’envie de la  poster ici. Depuis 4 jours, cette vidéo fait le tour du web et affiche déjà plus d’un million de vues sur YouTube. Mettant en scène Danny MacAskill, elle nous emmène dans les rues d’Edinbourg pour une sympathique démonstration de Trial. De l’urbain dans toute sa splendeur, souligné par une belle réalisation.

Ca tombe bien, je comptais justement me racheter un vélo (reste à savoir si j’opte pour un Trial ou pour un VTT normal…).

Music : Band of Horses – The Funeral