… ou comment eternuer et se moucher en toute dignite. Lecon donnee par ma voisine ce 3 juillet, dans le bus reliant Paqueras a Montezuma.
Lecon Nº1 : la preparation de la sternutation – Anticipation et stimulation.
Pour qu’un eternuement se deroule dans des conditions optimales, il convient de se masser longuement l’arrete nasale, en prenant bien soin d’inspirer et d’expirer longuement par le nez. Ce faisant, vous augmenterez de maniere significative la fluidite des secretions nasales presentes, facilitant ainsi leur ejection.
Lecon Nº2 : la sternutation en tant que telle.
Lors du moment fatidique que represente la sternutation, vous veillerez a toujours prevoir un receptacle pour recueillir les eventuelles secretions expulsees. La main droite (pour les droitiers) ou gauche (pour les gauchers) sont a meme de remplir cette fonction.
Lecon Nº3 : le traitement des dechets (plusieurs ecoles possibles, je vous presente ici celle recommandee par Doña Rotschilda).
Une fois les secretions recueillies dans la paume de votre main, il s’agit maintenant de les faire delicatement disparaitre. Pour ce faire, il ne faut pas hesiter a utiliser l’envirronement mis a votre disposition. Dans le cas qui nous occupe, les recommandations sont les suivantes :
- passez delicatement votre main sous le siege qui vous accueille. Vous eliminerez ainsi la majeure partie de ce liquide incommodant.
- suite a cela, le bas de votre chemise/T-Shirt/top fournira la douceur et la permeabilite necessaire a une evacuation approfondie.
- les residus recalcitrants seront quant a eux traites par votre toison capillaire. D’un geste nonchalant, n’hesitez pas a passer votre main dans vos cheveux, faisant mine de les remettre en place. Vous obtiendrez ainsi une brillance et un eclat naturel que les meilleurs gels ne fourniraient pas. Vous le valez bien !
- afin d’effacer toute autre trace de votre sternutation, n’hesitez pas a essuyer une derniere fois votre nez avec votre chemise/T-Shirt/top…
Lecon Nº4 : l’assurance.
Une fois ces differentes etapes realisees, n’hesitez pas a vous retourner vers votre entourage, et affichez un large sourire de satisfaction. Vous avez reussi, mieux que quiconque, a vous depetrer d’une situation qui aurait pu s’averer genante !
Ne me remerciez pas pour ce grand moment de fraicheur, ce n’est que du vecu, et fait avec enormement de plaisir (et juste ce qu’il faut de degout).
Humblement et poliment votre…
Welcome to the Cloud Forest !
Trois forets peuplent ce petit pays… Rainforest, Dryforest, Cloudforest… Comme on peut s’y attendre, quelques nuages peuplent le ciel de cette region du Costa Rica, et le climat y est excessivement changeant.
Apres un voyage plutot agreable ce dimanche, ou la jeep censee me conduire au bord de la lagune Arenal s’est averee etre un splendide van Toyota (nous n’avons pas les memes valeurs visiblement ;o), j’ai decouvert une splendide region qu’est celle de Monteverde. Un paysage tres vallonne, vert au possible, des routes peu praticables, sinueuses et rocailleuses, on se plonge ici dans une sorte de no man’s land a l’ecart des turpìtudes des grandes cites. Pas mal de touristes, bien repartis dans les differents etablissements de Santa Elena et de Monteverde, on y ressent une tranquilite bienvenue…
Arrive vers 13h00 ce dimanche, j’ai pris possession de ma petite chambre dans une guesthouse qui m’avait ete conseillee par Mister Lava Lava. Accompagne d’un couple de Hollandais faisant le tour du monde, nous avons analyse les differentes activites qui nous sont proposees ici. Il y en a pour tous les gouts, et surtout pour tous les budgets. Le Costa Rica coute cher, et il faudra faire des choix.
Petit passage par le Jardin des Orchidees en ce qui me concerne, ou le proprietaire se vante de posseder pas moins de 425 especes differentes. Munis d’une loupe (il possede la plus petite orchidee du monde), je parcours ce jardin en compagnie de son fils. Toutes ne sont malheureusement pas en fleur, mais l’endroit reste tres sympathique et l’accueil chaleureux.
Comme toute Cloudforest qui se respecte, la nuit tombant, la brume envahit petit a petit les rues du pueblo. Au loin, les eclairs illuminent le ciel, l’orage se met a gronder et le fond de l’air se fait plus frais. En l’espace de quelques minutes, c’est une veritable tempete qui se dechaine sur Monteverde…
Ce lundi matin pourtant, le soleil est bien present ! Cela tombe plutot bien, car je m’en vais dans la canopee histoire de faire une petite balade sur les ponts suspendus qui la parcourent. Notre guide nous donne moultes explications sur la faune et la flore locale, et nous avons la chance de pouvoir observer un Quetzal au repos, cet oiseau mythique et « mascotte » du Guatemala.
Apres un bref retour a ma guesthouse, direction la ferme de Don Juan, principal producteur d’Arabica de la region. Toutes les etapes de la culture et de la production du cafe y sont expliquees. Don Juan fonctionne comme une cooperative, et son fonctionnement est base sur le Fair Trade. Les ouvriers, habituellement sous paye pour la recolte des grains, gagnent ici le double du salaire en vigueur dans les autres plantations. Au final, ils gagnent 2$ pour trente kilos de recolte (un ouvrier recolte, habituellement, 300kg de grains par jour !). Une visite tres interessante, qui s’est terminee par la degustation d’une bonne petite tasse de cafe noir. J’aurai probablement du mal a dormir ce soir ;o).
Demain (mardi), petit reveil a 5h du matin, pour prendre la direction de Montezuma, sur la cote Pacifique. Endroit annonce comme tranquille, et en bordure de la premiere reserve naturelle du pays. La suite de l’aventure se fera vers le Sud, jusqu’au parc national de Corcovado, avant de remonter vers la cote Caraibe…
I’ll keep you posted !
Merci aux deux blairs pour leur comments. J’en connais un qui aurait adore la ptite tasse de cafe de cet aprem ;o))).
Question posee par une americaine au Baldi Spa Resort :
- « Where are u from ? »
- « Belgium »
- « OOOOOOH So Nice !!! So you speak German ! »
- « No… French and Dutch… German is in Germany »
Bon d’accord, on a une communaute germanophone, mais elle n’est pas non plus des plus representatives… Bizarrement, la conversation s’est arretee la…
Si meme les jeunes americains ont oublie qu’ils nous avaient aide a gagner la seconde guerre mondiale, ou va-t-on… Paris Hilton fait des emules…
Apres ce bref instant norvegien, c’est vers 7h00 du matin que mon avion s’est pose a San Jose. Temps clair, temperature clemente, vegetation luxuriante, un tout bon debut que tout cela.
N’ayant aucune envie de m’attarder dans la capitale, je pris directement un taxi pour le terminal San Carlos, d’ou partait le bus qui allait m’emmener a La Fortuna, petite ville a 4h30 au nord de San Jose, et sise aux pieds du Volcan Arenal, l’un des volcans les plus actifs du monde et qui crache quotidiennement son quota de lave. Une route sans encombres durant laquelle le temps s’est couvert petit a petit, m’indiquant ainsi que je penetrais la foret tropicale du Costa Rica et que j’etais en pleine saison des pluies.
A peine arrive a La Fortuna, je fus interpelle par Mister Lava Lava, mondialement connu grace au Lonely Planet et detenteur d’une guesthouse au confort simple mais agreable. Figure emblematique de la region, il se vante d’etre le seul tour operator a garantir a ses clients de voir de la lave s’echapper du cratere de l’Arenal. Lui faisant confiance, je m’installe donc chez lui et succombe a l’envie d’aller voir le volcan le soir meme, malgre l’etat de fatigue cause par le « court » voyage entrepris precedemment. Et force est de constater que Mister Lava Lava porte bien son nom. Apres quelques deambulations autour de la base du volcan, nous nous arretons finalement pres d’un pont en construction. Pendant 45 minutes, nous observons les coulees de lave devaler les pentes du volcan a pres de 200km/h. Malheureusement, l’acces au volcan a proprement parle est ferme depuis quelques annees. A 1km de la base, le spectacle n’en reste pas moins impressionnant !
Apres ces emotions nocturnes, durant lesquelles je fais connaissance avec trois israeliens et un mexicain, retour a la maison et dodo reparateur avant d’entamer ma premiere vraie journee Tica…
Vendredi, un ptit reveil comme je les aime, aux alentours de 11h00. Au Costa Rica, c’est ¡ Pura Vida !, donc autant en profiter. Avec mon nouvel ami Mexicain, Alberto, nous decidons de nous rendre a la Catarata (cascade), situee a 4km de la ville, au milieu de la jungle. Petite balade assez eprouvante a l’aller, l’ascension etant plus que rude pour mon physique de crevette anemique. Une fois en haut, nous decouvrons une splendide cascade haute de 70 metres, au pied de laquelle il est possible de se baigner, malgre la fraicheur de l’eau.
Une fois de retour chez notre hote, ce dernier nous emmene au Baldi Spa Resort. On fait dans le contraste. Chez Baldi, c’est 25 bassins en plein air, ou l’eau thermale est chauffee par le volcan. De 23 a 67 degres, il y en a pour tous les gouts. Ambiance tres americaine, immersion dans un flot continu de touristes, mais cela en vaut malgre tout la peine, ne fut ce que pour la beaute du lieu et la magie du decor, le tout se situant au pied du volcan qui nous fait l’honneur de sortir des nuages vers 18h00.
Ce samedi, je me la joue farniente et etude de la suite du trajet. Demain matin, une jeep m’emmenera au bord de la lagune Arenal, ou je prendrai un bateau la traversant pour finalement reprendre une jeep qui me conduira a Monteverde, au coeur de ce qui etait une communaute Quakers fondee il y a quelques decennies, et qui devient maintenant un lieu de plus en plus touristique. Au milieu de la foret des nuages, je m’attends a pouvoir profiter de quelques belles randonnees la bas aussi…
J’ai deja une petite idee concernant l’endroit ou je terminerai mon sejour. Un indice : une ile au large du Panama (j’en profiterai pour dire bonjour a Scoffield ;o). Faut juste que je check comment m’y rendre sans devoir prendre mille correspondances et surtout les formalites d’entree et de sortie de ce petit pays.
Sur ce, le Tica vous salue bien bas (premiere rime foireuse du voyage, ca commence :o)…
Bjorn est Norvegien… Bjorn est ne en 1959… Bjorn porte un vieux training a l’effigie d’un obscur club de football norvégien… Bjorn est chétif, a l’air hagard et passablement vitreux…
La premiere fois que j’ai vu Bjorn, c’etait dans le terminal B de l’aeroport de Francfort. Il devait etre 22h15, et je me rendais a ma porte d’embarquement. Bjorn etait la, assis, trifouillant dans un sac en plastique a le recherche de son paquet de cigarettes. J’ai tout de suite pense qu’il devait faire partie de ces gens en transit, bloques entre deux avions, ne sachant jamais quand ils repartiront et condamnes a errer indefiniment de couloirs en couloirs… L’espace d’un instant, j’ai ete triste pour Bjorn…
L’une de mes plus grosses phobies lorsque je prends l’avion est de me retrouver assis a cote d’une personne opulente, voire obese, qui envahira mon espace vital pendant toute la duree du trajet. Les enfants en font egalement partie, un mome braillant pendant dix heures etant a meme de causer des lesions cerebrales irreversibles. Je ne m’etais jamais prepare a l’eventualite d’etre assis a cote de… Bjorn…
Ma surprise fut grande lorsque je vis Bjorn se presenter a ma porte d’embarquement, munis d’un billet avec comme destination San Jose. Ma surprise fut encore plus enorme lorsque je le vis s’asseoir a cote de moi, escorte par une hotesse. Bjorn allait etre mon compagnon de voyage pendant douze (longues) heures !!!
Bjorn parle un idiome melangeant le Norvegien, l’Allemand, l’Anglais et une quatrieme langue qui doit lui etre propre et qu’il est le seul a comprendre. Lors de l’unique echange qu’il a eu avec le personnel de bord, nous avons cru comprendre que « sa femme etait dans un sac a San Jose et qu’il la rejoignait ». A cette phrase, sortie peniblement et apres une longue periode de concentration, le steward, ne sachant trop s’il devait rire ou prendre certaines mesures de securite, lui demanda s’il avait de l’alcool dans le sac en plastique qu’il refusait de mettre en soute…
Grands Dieux NON !!! De l’alcool dans le sac de Bjorn, pour qui le prenez vous ?! Ce sac en plastique, qui, avec un petit sac a dos, constituait son seul bagage, contenait pele mele : deux paquets de cigarettes Prince, 4 boites de bonbons norvegiens, une carte memoire pour appareil photo, un briquet (vide), un etui en cuir contenant un livre et une belle liasse de dollars,… Contenu qu’il s’est plu a deballer une bonne dizaine de fois sur le trajet, ne manquant pas a chaque fois d’en faire tomber la moitie sous le siege face a lui…
Mais la ou Bjorn m’a vraiment surpris, c’est au moment ou il a decide de se mettre en mode veille. Une heure apres le decollage, alors que, craignant pour ma sante mentale, j’etais pret a demander a changer de siege, Bjorn s’est « endormi ». Bjorn est sans aucun doute la seule personne au monde que j’ai rencontree capable de fixer pendant 5 heures les attaches de sa ceinture de securite SANS CLIGNER UNE SEULE FOIS DES PAUPIERES (et je n’exagere rien !!!). Deux explications sont possibles a mes yeux : soit Bjorn fait partie de ces gens capables de reguler leurs battements cardiaques jusqu’a tomber dans un pseudo coma, soit Bjorn, de par la proximite de sa naissance avec les annees 60-70, a ete allaite au LSD ou autres acides jusqu’a ses 20 ans, et etait en pleine remontee…
Au terme de 12h de vol, et apres quelques soubresauts du type « je m’endors-je dis un mot-je deballe mon sac-je m’endors-je compte 15 fois mes dollars-je m’endors », Santo Dominguo m’est apparue comme l’occasion ideale de changer de place.
Au final, je garde un tres bon souvenir de Bjorn. Malgre son attitude un peu etrange, il s’est avere plus calme qu’un mome de 4 ans, et malgre les quelques fois ou je fus bouscule lorsqu’il cherchait a recuperer ses affaires sous son siege a l’aide de son briquet, il a pris moins de place qu’un quinquagenaire de 250 kgs, le tout sans mettre le feu a l’avion…
Je me demande ou se trouve Bjorn a l’heure actuelle…
Du 27 juin au 24 juillet 2007
And that’s it !
Dans un peu plus d’une semaine, envol pour le Costa Rica. Lufthansa et Condor comme compagnies, escales multiples (Francfort-Saint Domingue), et un atterrissage prévu à 7h du matin le 28 juin à San José, capitale de l’endroit. Espérons qu’il y ait un Starbucks à l’aéroport, histoire de me réveiller un chouia avant de prendre la route.
A l’heure actuelle, aucun itinéraire de prévu. Une certitude, m’attarder le moins possible à San José, et prendre directement la poudre d’escampette soit vers le Nord soit vers le Sud. J’imagine que je me ferai mon idée pendant les quelques heures de vol que j’aurai à tuer.
En toute logique, et si mes doigts le permettent, je viendrai de temps en temps poster un petit message (et éventuellement une ou deux photos) sur ce blog, remplaçant ainsi le forum de piauo, qui sombre tout doucement dans les abysses de l’oubli…
To be continued…