De retour de mes trois jours Orvalien, voici quelques photos de mes escapades nocturnes dans l’abbaye (entre 20h30 et 21h15, n’exagérons rien).
L’occasion de reprendre mon appareil en main, pour le meilleur et/ou pour le pire, et surtout de passer trois jours au vert, dans le calme et surtout loin d’Internet et de mon portable. Que du bonheur en somme !
Tout à commencé il y a quelques semaines, en Amérique du Sud. Seul sur mon siège pour quelques longues heures en car le long de la Panaméricaine, mon regard a accroché les câbles électriques présents sur le bas-côté. Quelques secondes plus tard, je jouais mentalement avec eux, tentant de les aligner sur l’horizon et les imaginant danser sur la musique que me procurait mon Ipod.
Il suffisait de me remettre dans un Eurostar richting Lille en rentrant et c’était parti, je recommençais mon petit jeu en me demandant ce que cela donnerait avec un fond musical approprié… Depuis, c’est une constante, plus moyen de décrocher quand je suis passager d’un quelconque moyen de locomotion, c’est plus fort que moi, faut que je joue…
Aucune annonce officielle n’a été faite mais certains d’entre vous l’auront compris au vu de mon profil Facebook ou suite à quelques conversations : depuis la semaine passée, j’ai rejoint l’équipe de Seetiz ! Depuis le début de leur aventure, je suis passionné par le projet lancé par Seb, Vince, Rod et Ol il y a quasi un an de cela et je suis intimement convaincu de sa pertinence et de son potentiel ! La vidéo sur le web, et si l’on sort de la vision UGC classique qui laisse à tout un chacun la possibilité de produire tout et n’importe quoi et de le balancer sur des sites comme YouTube, connaît déjà un essor phénoménal et pénètre petit à petit les mentalités. La vision professionnelle de la production, sa diffusion via la toile et la diminution des coûts de production rendue possible par la technologie numérique va permettre une exploitation inégalée en terme d’audience tout en nous laissant, nous les utilisateurs finaux, la possibilité de faire notre tri dans le flux d’informations proposé. Laissons nous porter par les images, fini les textes subjectifs et les photos prises selon un angle avantageux,…
Au programme des mois qui viennent, exploration de la région Lilloise et déambulation sur Bruxelles pour alimenter les sites belges et français avec encore plus de ces endroits qui font vivre notre/nos villes ! Pour vous faire une idée :
Ce mardi, j’étais chez Actiris… Oui je sais, juste l’enchaînement de ce sujet-verbe-complément circonstanciel de lieu fout les chocottes. Ça sent le chômage, l’ONEM qui rôde, les petites cartes qu’il faut glisser dans la boîte de son syndicat, l’incertitude, les lendemains qui déchantent et autres joyeusetés…
Mardi donc, j’étais convoqué ! Actiris avait mis les formes pendant mon absence, et ma secrétaire (entendez la madre) a eu beau leur répéter à de nombreuses reprises que j’étais loin loin loin, ils ont quand même trouvé utile de m’envoyer treize convocations pour une réunion qui s’annonçait de la plus haute importance et dont le sujet était : un jour, le méchant ONEM va vous convoquer, soyez prêts !
Faut dire qu’on a de la chance d’être ainsi épaulé. Le luxe de la démocratie et du Welfare State où tout un chacun trouve un brin de soutien et d’encadrement… quand tout fonctionne bien.
Je suis ce que l’on pourrait appeler un fervent adepte de la théorie du grain de sable et de la loi de Murphy (les deux vont souvent de paire !). Tout le monde connaît Murphy, le grain, c’est encore autre chose. En deux mots et pour faire bref, le grain de sable est ce petit importun qui vient s’immiscer dans une procédure généralement administrative et donc fastidieuse et qui fait capoter l’ensemble de la démarche, postposant son issue à A+10 ou la rendant d’un coup inextricable. Le plus souvent, réussir à s’en extirper relève du challenge olympique et un cul-de-jatte aurait plus de chance de gagner le 100 mètres à Pékin que de s’en dépêtrer.
Pour illustrer mon propos, rien de tel que deux petits exemples, dont un est issu de ma propre expérience :
- En tant qu’ancien indépendant, j’ai eu le privilège de payer mes cotisations mutuelles au prix fort pendant quelques années. Le jour où j’ai voulu quitter ce statut ô combien soutenu et encouragé par nos politiques, il a fallu 6 mois à ma mutuelle (pourtant d’une couleur qui se veut proche de la plèbe – j’aime les paradoxes) pour comprendre que j’étais chômeur. 6 mois où il vaut mieux ne pas tomber malade et où la demande de remboursement de prescription s’avère complexe. Heureusement que mon antenne locale était là pour m’expliquer que le siège décroche rarement son téléphone, que le dossier finira bien par passer un jour et que de toute façon, on ne sait rien y faire… Et pour les relances portant sur les cotisations n’étant plus d’actualité, fichtre, au bac… Il n’empêche, ça frustre.
- Lors de cette splendide séance d’information chez Actiris, trois grains de sables ont pris la parole, malgré le fait que clairement, nos informateurs ne seraient d’aucune aide. Parmi les cas les plus flagrants, notons celui de Georges (ainsi prénommé par défaut), possédant une boîte aux lettres au CPAS de sa commune et n’ayant jamais reçu les convocations d’Actiris, jusqu’au jour où l’un des préposés lui a remis un paquet énorme de courrier en lui disant « Hé bien monsieur Georges, on en a du courrier en un coup hein dites ! Faut pas demander si vous étiez sur Facebook. C’est gai d’avoir plein d’amis comme ça »… Monsieur Georges passait toutes les semaines pour relever son courrier. Rien pendant des mois et là, hop, par magie, les convocations, toutes d’un coup. Autant vous dire qu’entretemps, monsieur Georges s’était fait virer de chez Actiris pour non réponse, s’était pris l’ONEM dans la tronche et que les sanctions n’avaient pas tardé… Et quand Georges tentait d’aborder la question des responsabilités, autant vous dire que les grains de sable s’étaient transformés en plage espagnole à marée basse et que pour trouver une solution, autant tenter de sortir de sables mouvant avec un bloc en béton arrimé aux chevilles plutôt que de rester éveillé en attendant de tomber sur le bon interlocuteur au sein du dédale téléphonique des « je vous passe le bureau 230-432-453-235-544-retour 230 ha mais non hein-678-bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de… tuuuut, tuuuuut, tuuuuuut,…
Depuis ces différentes illustrations de ma théorie, c’est décidé, je ne mettrai plus jamais les pieds sur une plage… ou alors de sable blanc… au moins c’est beau… quoique…
Un tout grand merci a tous pour vos messages facebookiens, gmailiens et autres ! Ca fait franchement plaisir et malgre la distance, ca aide a se sentir proche !!!
Lorsque j’etais adolescent, j’ai passe mes vacances par deux fois en Correze, ou mes grands parents maternels possedaient une caravane. Un peu a l’ecart d’Argentat, au bord de la Dordogne, l’endroit etait calme et entoure de nature.
Mon grand-pere, pecheur (de poisson) devant l’eternel se levait tout les matins a l’aurore pour assouvir sa passion, et ne revenait qu’en milieu de matinee pour s’occuper de ses prises et siroter un verre de vin en lisant Libe a l’ombre de sa vigne. Ma grand mere quant a elle s’occupait de l’intendance et adorait egalement bouquiner tranquilement.
A cette epoque, je n’etais pas l’ado le plus degourdi qui soit. L’idee de pecher, de saisir un poisson visqueux avant de le vider ne m’excitait guere, et je preferais me refugier dans de longue balades sur le velo de Ghislain Lambert de mon grand pere, ou de m’imaginer traquer le renard en me plongeant dans mon Copain des Bois.
Ces sejours etaient egalement l’occasion revee pour decouvrir les alentours de notre petit terrain… Nous partions regulierement sur la route, pour visiter entre autre Brives la Gaillarde, Rocamadour, Salers, le Puy Mary. Autant d’escapades qui me laissent de magnifiques souvenirs.
Ce que j’adorais par dessus tout, et outre le poisson fraichement peche que nous faisions cuire au BBQ quelques heures apres sa capture, c’etait le magnifique filet pur de l’Auvergnassou, un petit restaurant situe sur les hauteurs du village. Servi sur une plaque d’ardoise chauffee, entoure de differentes sauces, de frites et de salade, c’etait un vrai regal !
Ce que je redoutais par dessus tout : la visite a Dede et a sa maman. Fermiers de leur etat, ils vivaient le long de la route qui reliait le terrain au village. Amis de mes grands parents depuis des decennies, la maison-ferme etait un vaste foutoir peu entretenu. Mon angoisse arrivait a son paroxysme chaque fois que Dede sortait ses verres a vin de son bar pour nous faire gouter sa nouvelle cuvee. Si je ne me souviens pas de la qualite du breuvage, je me rappelle exactement de son processus de fabrication, et de tous les details qui nous avaient ete fournis a ce moment la. Apres chaque recolte, Dede rassemblait ses raisins dans un grand bassin, et les foulait de ses pieds pour en recolter le jus avant de le traiter… La vue des pieds de Dede, de leur proprete plus que relative et la longueur de ses ongles auraient pu dissuader un bedouin assoiffe de ne fut ce que boire une lichette de son vin. Mais comme j’etais un petit garcon de la ville, et qu’il fallait etre poli, je m’executais et m’entendais meme dire « Huuum, c’est bon »… Apres tout, l’alcool etait cense desinfecter…
Ces deux sejours m’ont en tout cas laisse de splendides souvenirs qui remonterent a la surface cette nuit du 9 au 10 fevrier 2008 quand, en penetrant dans les toilettes de mon bus Ejecutivo, j’ai retrouve l’odeur du WC chimique de mon grand-pere, qui jouxtait notre caravane dans sa petite tente privative…
Depuis ma troisième humanité, je traîne un léger boulet en ce qui concerne les statistiques et toutes les autres branches qui touchent de près ou de loin aux mathématiques et aux sciences (excepté la physique quantique, discipline où j’excèle). De notes déplorables à 16 ans en zéros pointés à l’université, y a pas à dire, j’étais et je suis encore légèrement une bille.
A tel point qu’en période d’examens, voire même une à deux semaines après, il m’arrivait souvent de rêver de chiffres, d’intervalles, d’écarts,… me réveillant en sueur et étant persuadé que j’étais arrivé en retard et n’avais pas pu passer l’épreuve (ce qui, entre nous, était un peu stupide puisque la côte finale était identique !).
Les seules statistiques auxquelles je m’intéresse pour le moment (et que j’arrive à comprendre sans avoir l’impression que mon cerveau pourrait être servi en tisane) sont celles qui concerne ce lieu d’expression. Au vu de la courbe ci-dessous et de son évolution, et en tenant compte des mots clefs qui mènent les visiteurs à parcourir ces lignes, j’ai poussé le vice jusqu’à faire de savants calculs destinés à m’indiquer le jour où le nombre de lecteurs serait tel que je pourrais vivre sur les seules rentrées publicitaires que ce blog générerait…
Dans 423 ans, 5 mois, 19 jours, 4 heures et trente deux minutes, vous pourriez me croiser sur la Nikki Groenland Beach, riche comme Crésus, affalé et sirotant une piña colada en combinaison raffraîchissante me permettant de supporter les 78 °C ambiants.
Il convient toutefois de prendre en compte le fait que si les internautes continuent de me visiter en tapant comme recherche dans Google « Dirty Calecons », « combien coute nicorette gum », « quel risque de fumer le filtre da sa cig » et « où se trouve le guatéméla » (DTC ?), je pourrai peut-être y arriver un peu plus rapidement !
Promis, après celle-là, j’arrête et je passe à la drogue (médicinale s’entend !)… Au moins, je fais mumuse et je positive, c’est déjà ça.
Mis à part ça, encore un tout Joyeux Nowel à tous ceux et toutes celles qui liront ces quelques lignes et qui se taperont la vidéo jusqu’au bout ! On se voit au plus tard au Nouvel An pour les uns, et dans les semaines qui viennent pour les autres !
MISE A JOUR : 5h30, un reportage sur les apprentissages, les formations techniques et le Mondial des Métiers au Japon sur La Première, ça donne envie ! Menuiserie, Toiture, odeur de bois, réglage de mèche, casque sur les oreilles. Je me sens l’âme d’un ardoisier moi maintenant…
Cela fait plusieurs jours que le pauvre hère que je suis souffre de quelques troubles de sommeil. A 6h du mat, je parcourre allègrement ma chambre, feuilletant livres et surfant sur le net…
La vidéo précédemment postée au sein de ce billet vient d’être retirée, et ce pour des raisons purement subjectives dénuées d’un certain fondement. Mais en même temps, je trouvais que mon pyjama n’était pas le plus représentatif de mon immense garde-robe, et que finalement et après tout, c’est un peu mon blog aussi (et je fais ce que je veux, na !)…
MISE A JOUR : 7h10 du matin, recette du filet mignon et son “empreinte écologique très basse” sur La Première. Et dire que si j’avais dormi, j’aurais raté ça !!!
Aaaah ! Enfin Noël et son cortège de préparatifs festifs. Le sapin, les cadeaux, le traditionnel repas de réveillon avec toute la famille, où on se dit qu’on pourrait être peinard devant les aventures de Pocahontas, suivi de François l’Embrouille et d’André Rieu qui passent sur RTL-TVI à la place d’être assis à cette table, où tonton raconte à pépé pendant 45 minutes les qualités de la dernière SICAV dans laquelle il vient d’investir, tout ça pour que pépé finisse par lui dire qu’il n’a strictement rien compris et que, dans son jeune temps, rien ne valait les actions de la SABENA…
Enfin, heureusement qu’on a pensé à allumer la radio. Au moins, on pourra entendre pour la millième fois depuis le début du mois de Novembre (on commence très tôt, question marketing) WHAM, Chris Rea, Frank Sinatra ou encore Tino Rossi nous chanter leurs hymnes à Noël, sans oublier le vibrant hommage de Pagny à Brel… Enfin, tant que les élèves de la Star Academy ne s’y mettent pas, ça reste encore supportable.
Pas plus tard qu’hier soir, alors que j’allais m’acheter 5 kg de saumon fumé pour ce fameux réveillon, je me suis retrouvé nez à bec avec une splendide dinde de 3kg295. Nous avons discuté pendant une bonne vingtaine de minutes pendant lesquelles elle m’a confié toutes ses angoisses métaphysiques liées au réveillon : sera-t-elle appréciée, elle qui a été élevée « biologiquement » au grain transgénique, qui a gaiement gambadé dans des prés arrosés de pesticides et qui s’est contentée de la bonne eau chargée de toxines provenant de l’usine d’à côté… Ne sera-t-elle pas trop cuite, découpée avec délicatesse, dégustée avec amour parmi tous les plats qui lui feront concurrence,… Pas facile d’être une dinde en ces temps de fête…
Et quand minuit sonne, c’est enfin la distribution tant attendue des cadeaux. Chacun déballe avec une joie non dissimulée ce petit paquet qui lui est destiné et cache sa déception lorsqu’il s’aperçoit qu’il a reçu l’intégrale des « Gendarmes à Saint-Tropez » alors qu’il souhaitait tant y trouver le coffret Edition Spéciale et ultra-limité à deux millions d’exemplaires de Prison Break Season 2, avec son faux tatouage couvrant le torse et le dos (disparaissant après 234 lavages) ou encore le dernier Ipod Touch, qui peut tout faire comme l’Iphone, qui est plus cher que l’Iphone, mais qui n’a pas la fonction Phone… Mais le sourire est quand même de rigueur, la bise de remerciement est un chouia hypocrite et, le lendemain, les gendarmes se retrouveront aux enchères sur Ebay, en espérant qu’on en tirera assez d’argent pour pouvoir se payer au moins la totale des affaires de bureau « Desperate Housewives », histoire de pouvoir frimer au boulot !
En parlant de cadeaux, que celui ou celle qui aime les acquérir une semaine avant le réveillon me fasse signe. 10.000 personnes dans le magasin, ramping pour arriver au rayon, gaz lacrymo pour dégager le terrain, plaquages à la Chabal pour arriver au sommet du rayon, même chose pour arriver aux caisses où 26 victimes du système attendent, les bras chargés de PS3, d’appareils photos numériques, de peluches (ça c’est un beau cadeau!), de coffrets Lost, de package Proximus-Mobistar-Base.
Et l’attente commence. « Désolé madame, le code barre ne fonctionne pas. Vous connaissez le prix ? 17,23 € ? Ok, mais il faut quand même que je vérifie (pourquoi tu demandes alors connard ?!). Monique, tu peux demander à la centrale combien ça coûte ? Ah, je peux faire le 138 ? Ok. Mais ça sonne occupé. Faudra attendre un peu. Dis Gisèle, tu veux bien aller voir en rayon combien coûte cet ouvrage ? Merci ». 15 minutes plus tard, Gisèle revient en sueur, le chemisier à moitié arraché : « 17,23 Euros » dit-elle, avant de s’écrouler (et oui, faut être en condition pour le ramping, les gaz, l’escalade,…). Un coup de boule plus tard, la dame peut enfin payer son article avec sa carte bancaire… » Ding Dong, suite à une surcharge des transactions électroniques, nos serveurs Bancontact sont momentanément hors service. Nous prions notre aimable clientèle de bien vouloir patienter. » Ben voyons, ça ne fait que 25 minutes que je suis dans la file, et on a doublé notre taux de fréquentation (on est 50 maintenant…). 15 minutes plus tard, Banksys a enfin redémarré ! Plus que deux personnes devant moi ! Je peux encore y arriver ! Je mobilise les dernières forces qu’il me restent, dépose mes achats sur le comptoir lorsque je vois le caissier se lever. « Nondidju, assis !!! » pense je dans un moment où je frise le pétage de plomb à la Sevan. « Un petit instant monsieur, je vais aider ma collègue à changer son ruban de caisse ». Aaaargh, encore une qui n’a pas suivi la formation « je place mon rouleau toute seule, surtout quand il y a 1000 personnes qui attendent ! ».
10 minutes plus tard (et oui, c’est capricieux une caisse enregistreuse, quand ça veut pas une greffe de rouleau, ça veut pas !), mes articles passent enfin au-dessus de l’oeil de lecture scannant mes beaux code-barres. « Twee honderd zes en vijftig euros AUB ». Encore un qui n’a pas compris que j’étais francophone quand je lui ai dit « bonjour » en lui tendant mes articles. Pas grave, je lui réponds en espagnol que je paie avec ma carte. Et là, un doute horrible m’assaille : ai-je assez d’argent sur mon compte ??? La mention « solde insuffisant » va-t-elle s’inscrire en lettres d’or sur l’écran de cette machine infernale ? Vais-je vivre ce grand moment de solitude où, devant 50 personnes, je vais devoir m’excuser pitoyablement et plonger à la recherche d’un autre moyen de paiement ? Vais-je me faire crucifier entre les deux escalators à l’entrée de la Fnac, pour l’exemple ? Je sens une goutte de sueur perler sur mon front, tandis qu’un frisson d’angoisse se propage le long de ma colonne vertébrale… Je tape mon code XXXX (pour + de sécurité, ces chiffres ne seront pas dévoilés dans ce mail. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à me contacter), retiens mon souffle, croise les doigts, m’agenouille devant le terminal, récite le Notre-Père et m’exclame Allelujah lorsque je vois la mention « Accepté » s’inscrire devant moi ! Après 1h30 digne d’une finale de coupe du monde de rugby, je sors, éreinté mais heureux d’avoir acheté de splendides cadeaux…
La prochaine fois, je fêterai Noël le 31 Juillet. Y aura personne dans les magasins, pas de verglas (ça m’évitera de faire un tête à queue en sortant du parking City 2) et je mettrai un beau petit sapin en plastique, histoire de limiter la déforestation de notre belle planète !!!
Voilà ! Tout ça finalement pour vous souhaiter un très Joyeux Noël ainsi qu’une excellente année 2008 un peu en avance !