Après Congo River, le nouveau film-documentaire de Thierry Michel sort ce 1er avril. Pour l’avoir vu ce mardi soir, je ne saurais que conseiller sa vision. Vidéo réalisée par Cinergie.be, tout comme cette critique.
Après Congo River, le nouveau film-documentaire de Thierry Michel sort ce 1er avril. Pour l’avoir vu ce mardi soir, je ne saurais que conseiller sa vision. Vidéo réalisée par Cinergie.be, tout comme cette critique.
Cela faisait longtemps qu’une vidéo ne m’avait pas fait autant rire ! 8 ans après l’énorme campagne de Budweiser, on retrouve un scénario similaire mais mis au goût du jour, saupoudré d’une incitation au vote pour Obama.
All I can do is be me.
Whoever that is.
En ce qui me concerne, l’un des plus beaux films de 2007, et ravi de l’avoir vu avant de passer à 2008 ;o).Les critiques du Monde et de La Libre Belgique, pour ceux qui aimeraient avoir une idée plus précise avant de se rendre dans les salles…
Source : Arte.tv
En décembre 2002, en Afghanistan, un jeune chauffeur de taxi nommé Dilawar est arrêté et incarcéré à la prison militaire américaine de Bagram. Il meurt en détention cinq jours plus tard. Ce n’est qu’après la découverte d’un certificat de décès portant la mention « homicide »par des reporters du New York Times que l’état-major américain consent à s’interroger sur cette mort suspecte, liée à la pratique de la torture.
La mort du jeune Afghan, dont l’innocence fut établie par la suite, constitue le point névralgique de ce documentaire sans concession, réalisé par Alex Gibney, auteur d’un précédent documentaire très remarqué sur le scandale d’Enron. À travers les témoignages de la famille de Dilawar, des soldats inculpés, mais aussi d’officiels hauts placés dans l’armée ou dans l’administration Bush, apparaissent clairement la volonté et la responsabilité du pouvoir dans le recours à la torture sur des hommes qualifiés arbitrairement de « prisonniers de guerre ».
De Bagram à Guantanamo
De Bagram à la prison d’Abou Ghraib en Irak, puis à Guantanamo, le réalisateur démontre que les mauvais traitements et les humiliations infligés aux détenus n’étaient pas le fait de « quelques pommes pourries » selon l’expression du ministre de la Défense d’alors, Donald Rumsfeld. Divisé en de nombreux chapitres, Un taxi pour l’enfer quadrille implacablement le sujet, partant des images chocs prises à Abou Ghraib par les tortionnaires eux-mêmes pour détailler les sévices mis au point par la CIA lors de certains interrogatoires, dont le « waterboarding » (asphyxie par l’eau), pratiqué pour extorquer des aveux aux suspects dans la prison de Guantanamo. Des faits que le gouvernement du président Bush a aggravé en cherchant à justifier l’usage de la torture selon les circonstances, puis en remettant en cause la convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre, que le chef de l’État lui-même a qualifié de « vague » et « sujette à interprétation ». Cette enquête d’un citoyen en colère jette un voile sombre sur un État qui, plus que jamais, prétend défendre la démocratie dans le monde.
Grâce à Arte.tv, et en cliquant sur l’une des photos ci-dessous, regardez l’intégralité de ce documentaire, gagnant du Grand Prix du Documentaire, Festival Tribeca, New York 2007