Amnesty International – Candle Smoke

Juste un énorme coup de coeur pour la nouvelle campagne d’Amnesty International qui, si je ne m’abuse, a été réalisée par Air Agency. C’est propre, net, sans bavures et surtout excessivement impactant !

Catégories: Newz | Tags: , , , , , , , | Laisser un commentaire

Tuscany – Juin 2010

Petits souvenirs en images d’un séjour toscan ma foi fort sympathique… et à réitérer !

Niveau logement, je ne pourrais que conseiller l’hôtel L’Orologio à Florence, idéalement situé et proposant des services impeccables !

Catégories: World | Tags: , , , , | Laisser un commentaire

Red City

Il y a une semaine tout pile, je me la coulais douce sous le soleil marocain. En comparaison du temps de ce week-end, c’est déjà avec une pointe de nostalgie flagrante que je repense à ces deux jours passés à Marrakech. Après quelques péripéties liées à quelques problèmes techniques de Royal Air Maroc, c’est passablement moulu que je posais le pied sur Djemaa El Fna, après un vol Bruxelles-Casablanca et Casablanca-Marrakech.

Grande première pour moi, Marrakech m’a directement charmé. Ayant choisi de résider dans une auberge située en plein coeur du Souk (Casa del Sol – 18 € la nuit en Single, ça fait plaisir !), l’immersion fut totale et les deux jours à déambuler entre palais, jardins, parcs et souk furent tout simplement splendides.

En résultent quelques clichés qui, loin de donner une image globale de ce qu’est la trépidante ville rouge, se sont plutôt concentrés sur les magnifiques détails qui donnent à chaque endroit de cette ville un cachet inégalable !

PS : encore un grand merci à Toast pour ce très beau présent ;o) !

Catégories: Non classé | Tags: , , , | Laisser un commentaire

MLCD – My Little Cheap Dictaphone

Catégories: Muse | Tags: , , , , , , | Laisser un commentaire

Auryn – Winter Hopes

Disponible depuis ce 29 mars, le premier album d’Auryn est une vraie bouffée de printemps. Frais, harmonieux et mélodique, on se laisse rapidement porter par sa voix et les arrangements qui composent ce premier opus.

Pour vous faire une idée et découvrir un album qui en vaut vraiment la peine, le plus simple est encore de faire un tour sur Deezer (avant de télécharger légalement l’album sur iTunes ;o).

Catégories: Muse | Tags: , , | 1 Commentaire

Colombian Tips & Tricks

jakalui-k3MSYQlofOw-hdPour ceux d’entre-vous qui souhaiteraient partir faire un tour en Colombie dans les jours-mois-années qui viennent, voici quelques infos relatives aux hébergements, transports et autres joyeusetés qui interviendraient dans un éventuel séjour. Oui, je sais, je fais du prosélytisme et ceux qui m’ont croisé depuis mon retour ont déjà souffert mon discours mais le constat est simple : allez en Colombie ;o).

Pour préparer votre voyage, procurez vous un guide récemment mis à jour (le Lonely de juin 2009 s’est avéré un bon compagnon de voyage), évitez le forum du Routard (qui se perd dans des luttes intestines entre fervents défenseurs et ennemis acharnés), n’hésitez pas à surfer sur les communautés liées aux voyages et à visiter les blogs liés à cette destination (Travbuddy en propose un panel assez large pour se faire une bonne idée de quoi faire et comment…) et gardez en tête que mon avis sur la question est hautement subjectif !

Hébergement

Grande nouveauté en ce qui me concerne : la présence d’un réseau d’auberges, rassemblées au sein du groupement Colombian Hostels. Situées sur l’ensemble du territoire, elles offrent des standards en terme de confort, de facilités et de sécurité. Il est possible de réserver ses nuits à chaque étape et d’ainsi voyager d’une ville à l’autre sans trop se poser de questions quant au « Où dormira-t-on ». Nous avons passé la majorité de notre séjour dans les auberges membres du réseau et force est de constater que, dans 80 % des cas, il n’y avait rien à redire ! Pour les vrais motivés, je listerai la liste des endroits où nous avons dormi en fin de message…

Transport

Là non plus, rien à redire en comparaison aux transports déjà empruntés dans d’autres pays. Se déplacer en Colombie ne présente aucune difficulté particulière. En règle générale, et si on excepte certaines parties du sud du pays (où nous ne sommes pas allés), l’état des routes est plus que satisfaisant. Les bus s’avèrent souvent très confortables pour les trajets de plus de 5 heures, les fréquences sont régulières et hormis quelques pannes qui nous furent rapportées par différents voyageurs, rien de bien effrayant à signaler. Les prix sont par contre plus élevés que la moyenne sud-américaine et il n’est pas rare de devoir débourser entre 15 et 40 euros en fonction des trajets.

Au moment de notre présence, les trajets en bus de nuit ne présentaient que peu de danger. Signifiant un gain de temps et d’argent indéniable, il convient toutefois de se renseigner auprès des tenanciers d’auberges et/ou guichets des compagnies avant d’entamer ce genre de périple, la situation étant susceptible d’évoluer régulièrement et rapidement en fonction des régions visitées.

Alimentation

Les amateurs de poulets panés-frits et autres pains de maïs seront aux anges en Colombie. La bonne nouvelle (pour moi du moins), c’est qu’on y trouve également une multitude de restaurants aux cuisines variées et qu’il n’est ainsi pas rare de s’attabler devant un énorme filet mignon accompagné de délicieuses frites… pour une addition de 7 € par personne ! Et si l’envie de mitonner son propre plat se présente, chaque auberge dispose bien entendu de son espace cuisine, plus ou moins bien achalandé en équipement selon les cas.

Drogue

S’il est bien une question récurrente à propos de notre voyage, c’est bien celle-là. Je n’étonnerai personne en préconisant l’absence de consommation de cocaïne ou de toute autre drogue pendant un séjour en Colombie, mais force est de constater que se procurer certaines substances n’est pas bien compliqué et que les tarifs pratiqués sont excessivement bas (compter entre 4 et 8 € pour un gramme de cocaïne – montants rapportés par d’autres voyageurs). Représentant une source de revenus non négligeable pour certaines factions, la production et la consommation de drogues en Colombie contribuent à prolonger l’instabilité que peut connaître le pays, n’apportent aucuns bienfaits à la population locale et vous fera prendre des risques qui, s’ils ne sont pas maîtrisés, sont susceptibles de fortement compromettre votre expérience colombienne.

Autorités

Y a pas photos, en Colombie, on croise du policier et du militaire à tous les coins de rues. Garants en partie de la sécurité intérieure du pays, les barrages sur les routes sont fréquents et, dans la plupart des cas, réalisés avec gentillesse et courtoisie. Les seules histoires parfois louches tournent généralement autour de la drogue et se produisent à l’échelon local (voir très local). La corruption n’est donc pas totalement absente et en cas de fouilles, ne laissez jamais un policier vous toucher. Cela l’empêchera de glisser quoi que ce soit dans vos poches, même si une pièce est grande et qu’il n’aura aucun scrupule à déposer un gramme de cocaïne derrière vous pour vous faire porter le chapeau… De nombreuses histoires circulent à ce propos et entre légendes urbaines et réalité, mieux vaut être prudent.

Voilà pour ces quelques informations qui, loin d’être exhaustives, n’ont pour but que d’aider et d’encourager certain(e)s à partir à la découverte de ce pays. Excepté Cartagena, où les bateaux de croisière vomissent leurs cargaisons quotidiennement, la Colombie est encore relativement peu touchée par le tourisme de masse et est donc encore préservée de tous les effets pervers qui en découlent !

Pour conclure, voici le détail de notre parcours pendant ce mois, comprenant les adresses où nous avons logé. A titre purement informatif, il aurait été bon de rester 2 mois et demi afin de pouvoir découvrir l’ensemble du pays…

carte

Bogota
Cranky Croc Hostel – localisation idéale, service excellent, 20.000 pesos/nuit/dortoir
Day Trip à Zipaquira

Villa de Leyva
Colombian Highlands – écolodge située à 15 minutes du centre. Havre de paix, parfait – 18.000 pesos/nuit/dortoir

San Gil
Macondo Hostel – confort et installations sommaires mais staff sympa. 18.000 pesos/nuit/personne
Day trip : Barichara y GuaneParagliding

Santa Marta
Aluna Casa y Café – Rien à redire. Relookée par son propriétaire, irlandais et architecte, l’une des plus agréables auberges du voyage. 25.000 pesos/nuit/dortoir
Day Trip : Tayrona National Park

Cartagena
Hostal Real – Situé dans Getsemani… Glauque et sans intérêt… 50.000 pesos/nuit/chambre double
Hotel Porvenir – Situé dans le centre historique – Bien plus agréable et mieux situé – 50.000 pesos/nuit/chambre double

Mompos
La Casa Amarilla – parfaite – 40.000 pesos/nuit/chambre double

Medellin
Casa Kiwi – the place to be pour les sorteurs (en même temps, à Medellin…). Piscine sur le toit, snooker, magnifiques espaces communs… 50.000 pesos/nuit/chambre double
Day Trip à Santa Fé de Antioquia

Manizales
Mountain House – située dans un quartier résidentiel, excellent staff et tenue exemplaire ! 20.000 pesos/nuit/dortoir/ptit déj inclus
Day trip à l’Hacienda Guayabal – producteur de café
Day trip au Los Nevados National Park et ascension du Nevado del Ruiz avec l’agence Ecosistemas - excellent service !

Salento
Plantation House – à l’entrée du village, en pleine nature, au calme ! 16.000 pesos/nuit/dortoir
Day Trip dans la vallée de Cocora

Catégories: .10 Colombia | Tags: , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

De Mompos a Bruselas

Ce retour bruxellois aura cela de bon qu’il me permet de remettre à jour un blog qui, pendant un bon mois, n’a été que peu sollicité ! Le rythme du voyage et un certain besoin de détachement par rapport à une connectivité quasi permanente m’ont fait prendre certaines distances mais je ne résiste pas à l’envie de conter la suite et la fin de notre voyage… Rentré vendredi, je reprends tout doucement mes marques dans notre froide Belgique et ce dimanche au réveil plus que matinal me semble être le moment parfait pour revenir sur les 15 derniers jours.

Nous en étions donc à notre arrivée à Mompos et je terminais mon dernier post en parlant des merveilles culinaires que la Colombie réserve aux voyageurs de tous poils. Première remarque concernant ce petit village perdu entre deux rivières : on y mange mal. Il suffisait que je vous narre les prouesses gustatives de nos amis colombiens pour que nous expérimentions une cuisine classique, faite de poulet et de riz (nous ne parlerons pas des deux slices de pizzas au goût étrange et à la consistance douteuse ;o).

Mompos, qui fut autrefois une ville à l’activité trépidante, a perdu de sa frénésie et est aujourd’hui une charmante escale après l’agitation des villes de la côte Caraïbe ! Que ce soit au sein de notre auberge située au bord du Rio Magdalena ou dans les rues de son centre, il y règne une atmosphère toute tranquille. A la tombée du jour, les rockings chairs s’installent devant les portes des grandes demeures coloniales et les « Buenas Noches » résonnent à qui mieux mieux, au rythme des rencontres avec les autochtones. Notre séjour, initialement limité à deux nuits, en comportera finalement trois, tellement nous nous sentons biens dans cette bulle où le temps semble s’être arrêté. Outre les balades en ville, la visite du cimetière et le squattage de la piscine d’un hôtel, il n’y a pas mille choses à faire à Mompos et c’est bien là tout le charme de l’endroit !

Une fois la page de Mompos tournée, il est temps de rejoindre Cartagena pour y passer une ultime journée avant d’entamer notre descente vers le centre du pays. Comme à l’aller, le trajet entre les deux villes prend du temps mais nous optons pour la facilité en empruntant le bus direct qui quitte le village à 6h du matin ! Arrivés à Bodega, il nous faudra patienter une bonne heure avant de pouvoir prendre le ferry qui nous déposera à Magangue, à laquelle se rajoutera une bonne heure pour charger ce dernier. Situé au bas d’une pente en terre battue et plus que raide, son chargement et son déchargement sont impressionnants. Les vieux camions américains font rugir leur moteur avant de s’élancer à l’attaque de la berge et notre embarquement se fera en marche arrière. Autant pour notre bus, cela n’a rien de compliqué, autant pour certains camions à remorques, cela nécessite une virtuosité et une précision bluffante !

La navigation, douce et reposante, sera propice à une bonne sieste et quelques heures plus tard, nous retrouvons avec appréhension le terminal de Cartagena. Ne souhaitant pas réitérer l’erreur commise lors de notre première visite, nous nous installons cette fois en plein coeur du centre historique, dans un petit hôtel aux chambres aveugles. Initialement logés dans Getsemani, nous avons pris le parti de nous éloigner de ce quartier glauque aux relents de débauche affirmée ! La journée suivante sera consacrée à une revisite de la vieille ville que nous connaîtrons finalement par coeur et c’est avec un plaisir non-feint que nous prenons la direction du terminal pour partir, de nuit, vers Medellin. La perspective de repartir en altitude et de quitter la chaleur parfois étouffante de la côte nous réjouit, tout comme l’idée de quitter ce qui doit être le spot le plus touristique (avec tout ce que cela comporte de négatif) de Colombie !

Le lendemain matin, et après une nuit passée dans ce qui ressemble plus à un frigo qu’à un bus de nuit, nous arrivons fraichement moulus à Medellin. D’emblée, le contact est sympathique lorsqu’un jeune vigile engage la conversation et prend de nos nouvelles ! Le Colombien est accueillant et à Medellin, il se demande parfois ce que vous faites là ;o) ! Dimanche oblige, certaines grandes artères sont fermées pour laisser aux cyclistes et autres joggeurs la possibilité de pratiquer leur sport favori en toute quiétude. S’étendant dans une vallée du Nord au Sud, nos premières impressions sont assez positives… Une fois posés dans notre auberge, située dans la Zona Rosa aseptisée du sud de la ville, et après quelques parties de snooker et une bonne sieste, nous nous mettons en route pour le centre-ville. Disposant d’un métro, la circulation dans Medellin est assez simple. Une fois arrivé près de la Plaza Bolivar, Medellin révèle un visage beaucoup moins sympathique. Urbanisation chaotique, faciès patibulaires en veux tu en voilà, absence de curiosités architecturales, la déception est palpable et notre première visite en ville se voit rapidement écourtée. Très connue pour sa vie nocturne trépidante, Medellin ne possède à mes yeux que très peu de charme et comme nous ne sommes pas venus pour sortir jusqu’aux petites heures ni pour goûter à tous les vices de l’endroit, nous resterons rapidement sur ce constat.

Le lundi, nous prenons donc la poudre d’escampette, direction la petite ville de Sante Fe de Antioquia, sise à une bonne heure de route de Medellin. Après un trajet sans encombres et la formalité d’un checkpoint militaire, nous arrivons dans une ville charmante à l’architecture coloniale préservée, lieu de villégiature d’une classe colombienne aisée. Sous une chaleur accablante qui nous fait directement regretter le printemps éternel qui baigne Medellin (ok, un point positif pour Medellin, son climat ;o), nous faisons un rapide tour avant d’embarquer dans un rickshaw pour aller voir le Puente de Occidente, qui fut autrefois le plus long pont suspendu d’Amérique Latine. Encore une fois, des paysages splendides nous y emmènent et notre chauffeur se fera prolixe quant à son historique !

De retour à Medellin, nous irons également visiter le Jardin Botanique (rien d’exceptionnel) ainsi que le Musée d’Art Contemporain (en phase d’assemblage de la prochaine exposition, vide donc) avant de reprendre la route pour nous enfoncer dans la zone du café, en prenant Manizales comme premier point de départ.

Ville estudiantine par excellence, Manizales nous accueille dans un terminal de bus flambant neuf, agrémenté d’une station de… téléphérique. Pas de pistes de skis à l’horizon mais, comme souvent, la ville s’étale sur les nombreux versants des montagnes environnantes et les rues, aux dénivelées improbables, ont de quoi faire souffrir les moteurs les plus puissants. Au vu de l’état de certains taxis, on se demande d’ailleurs comment ils réussissent encore à gravir ces pentes et on admire la maîtrise locale du démarrage en côte ! Notre auberge, située également dans la zona rosa et non loin d’une artère fortement fréquentée par les étudiants, est tenue par une famille colombienne sympathique et accueillante. Après avoir analysé les différents tours possibles dans la région, nous décidons de visiter une hacienda produisant du café le lendemain et de partir à l’assaut du volcan-glacier Nevado del Ruiz le surlendemain. De quoi meubler allègrement les 2 jours à venir et découvrir ainsi cette splendide région !

Pour nous rendre à l’Hacienda Guayabal, une ferme produisant du café sur pas moins de 64 hectares, nous prenons deux bus. Le premier à destination de Chinchina où un rapide switch s’opère et un deuxième, supposé s’arrêter non loin du chemin menant à l’Hacienda. N’étant pas du cru, nous nous laissons porter par les paysages jusqu’au moment où le bus s’immobilise au milieu de nulle part, l’ensemble des passagers nous dévisageant avant que le chauffeur ne nous indique que, vu notre faciès de touristes, il était fort probable que nous allions visiter l’hacienda et que, dans ce cas, il serait intelligent de descendre et d’emprunter le petit chemin situé sur notre gauche ! Ca, c’est du service !

Après une très rapide marche, nous pénétrons dans ce domaine dédié au café. Une petite pause et une première tasse de café plus tard et nous débutons la visite. Pendant plus d’une heure, nous parcourons la ferme de long en large, de la ‘maternité’ où sont plantés les premiers plants de café au séchoir et à la mise en sac des grains sélectionnés avec soin. Une multitude d’informations nous sont communiquées et l’ensemble de la visite est d’un intérêt incroyable. Réservés à l’exportation, les meilleurs grains sont récoltés manuellement par des travailleurs percevant 300 pesos pour chaque kilo qui atterrit dans leur besace (soit environ 12 eurocents par kilo !!!). En récoltant entre 30 et 100 kilos par jour selon son expérience, un travailleur peut ainsi gagner entre 3,6 € et 12 € quotidiennement pour un labeur qui s’effectue sous la chaleur, au milieu des moustiques et parfois des serpents… Pensez au prix de votre kilo de café ou de votre patch Nespresso et ces chiffres prennent une dimension toute autre !

Une fois cette visite terminée, nous reprenons la direction de Manizales. Au programme du lendemain, un réveil aux aurores et la visite d’une partie du parc Los Nevados, avec en prime l’ascension du Nevado del Ruiz, un glacier-volcan qui promet de nous emmener à 5125 mètres d’altitude si nos poumons le veulent bien ! Nous sommes prévenus, le soleil cogne et il n’est pas rare de voir quelques touristes évacuer leur petit déjeuner à cause de l’altitude !

Après une bonne-courte nuit de repos, direction l’entrée du parc et la Laguna Verde. L’objectif du trajet aller, outre de nous faire découvrir des paysages splendides, est également de nous permettre de nous adapter à l’altitude et de passer sans trop de séquelles des 2500 mètres de Manizales aux 4800 mètres du refuge d’où nous partirons pour notre ascension  ! Nous nous arrêtons ainsi fréquemment, comme un plongeur, et découvrons un paysage aride, sec, composé de sable et de poussières, de cendres et de rochers. Une fois au refuge, les choses sérieuses commencent. Notre guide nous donne quelques conseils et, munis de nos bâtons, nous attaquons le sentier qui nous sépare des 5125 mètres qui représentent la limite que nous ne pouvons pas dépasser. Le vent se lève, il fait ciel bleu, jusque là, tout va bien ! Calquant notre pas sur celui de notre guide, de nombreuses pauses sont nécessaires, nous encaissons un vent frontal soufflant en rafales soutenues et c’est le coeur léger et les yeux écarquillés que nous embrassons le panorama qui nous est offert une fois arrivés aux fatidiques 5125 mètres. De toute beauté ! La descente s’avère être une pure partie de plaisir et un bref arrêt dans un therme situé à la sortie du parc nous permettra de décompresser dans une eau à plus de 40 degrés…

Avant de rentrer à Bogota, il nous reste une ultime étape à Salento, un autre petit village situé dans la zone du café, non loin de la vallée de Cocora, l’une des plus belles de Colombie. Pour nous y rendre, nous rempilons dans deux bus. Afin de nous faire gagner du temps et de nous éviter de devoir revenir sur nos pas, notre premier chauffeur nous propose de nous déposer au bord de la route, juste avant l’embranchement qu’empruntent les bus se rendant à Salento. Ni une ni deux, nous acceptons sa proposition et 1h30 plus tard, nous voilà perdu au milieu de nulle part, attendant un bus qui ne se montre pas. Seuls ainsi au bord d’une route inconnue, on se dit rapidement que ce n’était peut-être pas la meilleure idée du voyage, surtout lorsqu’un sombre individu fait résonner son klaxon en nous croisant. On ne connaît pas la situation dans la région, le colombien est parfois friand d’armes à feu, ce serait con de se faire dévaliser à quelques jours de notre retour. C’est donc avec soulagement que nous voyons arriver notre collectivo et que nous débarquons à l’entrée du village, sous une pluie battante.

Le week-end, Salento prend des airs de village en fête. Tentes sur la place principale proposant boissons et nourritures, musique à tous les étages, touristes colombiens venus profiter de la nature environnante et faire un peu de VTT, on s’y sent directement à l’aise et on ne peut résister aux truites proposées dans de nombreux menus. Notre auberge, située juste à l’entrée du village, est au calme, perdue dans une nature luxuriante et nous permet de faire de multiples contacts au coin du feu. Avant de retrouver la folie de Bogota, c’est donc le lieu idéal pour se détendre un chouia après presque un mois de voyage.

Lundi passé, un nouveau réveil aux aurores nous permet de grimper dans une jeep, direction une autre partie du parc Los Nevados, afin de déambuler dans la vallée de Cocora, mondialement (si si) connue pour ses Wax Palmtrees, des palmiers typiquement colombiens pouvant atteindre une hauteur de 60 mètres ! Le début de la promenade est juste splendide, la lumière du matin parfaite et après une bonne heure, nous pénétrons dans la Cloud Forest du parc. Petits ponts faits de bambous jetés en travers de la rivière, végétation luxuriante et diversifiée, la balade se fait plus physique et atteint son paroxysme lors de la montée, raide et altitudinesque (on est a plus de 2000 metres quand même !) du lieu-dit La Montana. Durant ces 5 heures de déambulations, et malgré les nuages qui firent leur apparition en milieu de parcours (un classique ;o), nous nous en sommes mis une fois de plus plein les yeux et surtout plein l’appareil photo.

Mardi, et après une dernière nuit plutôt reposante après les événements de lundi, direction Bogota en bus de jour. Rien de bien intéressant à raconter, si ce n’est l’entrée en ville à Bogota ou pendant une bonne heure nous parcourons la périphérie de cette mégapole et ses quartiers pauvres qui côtoient la construction de complexes immobiliers flambant neufs…

Mercredi, notre dernière vraie journée à Bogota, nous en avons profité pour visiter le musée Botero, la Casa de la Moneda ainsi que le Musée de la police. Toutes ces visites se sont avérées excessivement intéressantes, les colombiens sachant mettre leurs oeuvres en valeur !

Et finalement, jeudi, après un réveil à 5h30 du matin pour dire au revoir à Conny, j’ai profité de mes dernières heures pour déguster un délicieux hamburger à quelques pas de la Catedral Primada de Bogota, me baignant ainsi une ultime fois dans l’ambiance particulière de la Candelaria. Rien à faire mais il y a quelque chose que j’aime à propos de Bogota, même si je n’arrive pas encore à clairement identifier quoi ;o).

Voilà donc pour le résumé succint (quoique) de la deuxième partie de ce voyage colombien. Un voyage magnifique à bien des égards et qui renforce ce sentiment d’affection que j’ai pour l’Amérique Latine et ses habitants. Une destination à définitivement conseiller, malgré toutes les choses qui sont dites à son sujet !

Pour ceux qui souhaiteraient voir les quelques photos prises lors de ce périple, elles sont toutes disponibles sur Fotopedia. Il vous suffit de cliquer ici ou sur le diapo ci-dessous. Et pour ceux qui auront digérés les 2526 mots de ce post, qu’ils sachent que j’ai hâte de les retrouver autour d’un bon verre ;o) ! (Seb, je te paie une bière sur ce coup là ;o).

Sur ce, nos vemos !

Catégories: .10 Colombia | Tags: , , , | 2 Commentaires

El Condor Pasa !

Bueno bueno bueno !

A bientot la moitie de notre voyage, le temps est venu pour un petit point intermediaire, en direct du pit stop Mompos… Vu le temps passe depuis mon dernier post et la foultitude de choses qui se sont passees sur les routes colombiennes, on va tenter de la faire condense, etape par etape ;o).

C’etait donc a Villa de Leyva que se terminait notre premier episode colombien.  Au programme de notre deuxieme journee dans cette charmante petite bourgade, un petit hike de deux heures histoire de se mettre en forme et surtout de pouvoir profiter d’une somme toute tres belle vue sur le village situe en contrebas. L’ensemble de la balade s’effectue en compagnie du clebs de l’auberge qui, en sus du bout de papier sur lequel sont griffonnes quelques indications pour que nous ne nous perdions pas, nous indique gaiement le chemin.

Une fois la page de Villa de Leyva tournee, direction San Gil. Capitale du tourisme outdoor, nous y arrivons apres une rapide correspondance a Tunja. Les paysages traverses sont toujours aussi magnifiques, faits de routes etroites et de vallees qui s’enchainent. Rien a dire, et au risque de me repeter, les paysages andins colombiens sont magnifiques !!!

Une fois a San Gil, nous prenons possession de notre nouveau chez nous dans ce qui se revele etre une « vraie » auberge de jeunesse (entendez un confort plus que sommaire ;o). Etant situe moins haut, San Gil nous gratifie d’une chaleur plus moite et lourde et se caracterise par ses rues qui feraient palir d’envie San Francisco ! Remonter du centre a notre auberge s’avere vite etre bien plus pertinent que trois mois de regime Weight Watchers et il ne nous en faut pas plus pour suer a grosses goutes ! Que j’aime l’air de la montagne ;o).

Apres avoir pris nos reperes et gentiment refuse une dose de marijeanne que nous proposait gentiment un autochtone au regard embrume, et afin de profiter pleinement de la fin de ce dimanche apres-midi, nous nous sommes installes sur la place principale ou devait se trouver une bonne partie des habitants des quartiers alentours. Ambiance familiale et detendue, malgre ses 50.000 habitants, San Gil donne l’impression d’etre une ville calme et agreable !

Lundi passe, direction Barrichara, a 1h de route de notre lieu d’etape. Petit village typique reconnu pour ses adresses gastronomiques et ses boutiques-hotels, il est le point de depart d’un sentier partant vers Guane, a deux heures de marche de la. Le sentier, pave, fut construit par un allemand et fut retape en 1996 par les autorites. Avec un denivele de 500 metres, la promenade est tranquille et ne necessite aucun effort particulier. Et les paysages qui s’offrent a nous sont tout simplement magnifiques !!! Vallees, murs de pierre, abres, petites fermes, le tout est joyeusement buccolique et une petite brise permet de supporter le soleil qui s’en donne a coeur joie. Une foie a Guane, minuscule village typique peuple d’un millier d’ames, le charme opere toujours. Ruelles calmes, enfants qui jouent, chiens qui fuient la chaleur a l’ombre des bancs, nous nous echouons dans un petit restaurant pour devorer une soupe (!!!) et un poulet en compagnie d’un Old Timer rencontre en chemin (entendez un americain d’un certain age ;o). Le retour sur San Gil s’effectue sans problemes grace a deux minibus et nous nous retrouvons a nouveau sur la place de la ville, sirotant une Aguila avant de rentrer a l’auberge.

Mardi, c’est l’effervescence ! En effet, San Gil etant la capitale du tourisme plein air de la region, nous avions decide de faire un petit tour d’une vingtaine de minutes en parapente. A midi trente, un vieux van americain passe nous prendre, direction la base de depart de ces grandes voiles. Apres de tres suscintes explications, les vols, deux par deux, commencent. Le vent, calme au debut, se leve de plus en plus au fur et a mesure que l’apres-midi avance. Etant parmi les plus lourds du groupe, nous passons les derniers, aux alentours de 16h45. Comme anticipe, les parties les plus complexes de ce genre de vols sont les decollages et les aterrissages. Le vent, s’il est trop fort, risque d’entrainer la voile vers l’autre versant de la colline et ainsi empecher tout retour a la base… Et une fois la voile lancee, il est plutot complique de la replaquer au sol, surtout si le vent decide de ne pas retenir son souffle… Un belge en fait les frais lorsque, au moment de son decollage, la voile l’entraine lui et le pilote dans le champ de mais situe plus loin. Selon le moniteur, cela ne se produit qu’une fois par mois. On en rigole, tout en se disant que les prochains departs sont les notres. Vient ensuite le tour de Conny. Apres avoir attendu une bonne dizaine de minutes que le vent se calme, le pilote semble pret a prendre son envol. Le suspense est a son comble… Et bardaf, c’est l’embardee, le voila lui aussi traine sur une bonne cinquantaine de metres. Il en resulte plus de peur que de mal, quelques ecorchures et une chaussure (retrouvee) partie valdinguer un peu plus loin… Quelques instants plus tard vient mon tour. Les deux precedents accrochages me laissent un sentiment mitige. On se dit que nos pilotes ont appris de leurs erreurs, qu’ils tenteront de decoller au bon moment et que meme si jamais deux sans trois, ce serait quand meme dommage de rater cette occastion. Apres plusieurs minutes d’attente, le Go est donne. La voile s’eleve, j’entends le vent faire claquer le tissu, la pression augmenter sur mon harnais. Une petite pointe d’angoisse plus tard et la voile retombe au sol avec fracas. Le pilote a prefere postposer notre decollage. Deux minutes apres, rebelotte, nouvelle tentative et cette fois, je sens mes pieds quitter le sol. Apres avoir un peu patauge pour pouvoir m’asseoir dans le siege, le vol debute et l’experience s’avere excellente !!! Pendant vingt minutes, nous survolons des fermes cultivant le cafe. La voile monte et le pilote s’amuse a decrire des figures en faisant prendre de la vitesse a notre vol. Le stress du depart est vite oublie et l’aterrissage ne sera qu’une formalite !

De retour a San Gil, nous recuperons rapidement nos sacs pour nous diriger vers la gare des bus. Apres enquete, il s’avere que les trajets de nuit entre San Gil et Santa Marta sont parfaitement surs depuis plusieurs mois. L’occasion donc de gagner du temps et de l’argent. Apres 13h d’un voyage sans encombres, nous arrivons mercredi a Santa Marta dans une splendide auberge, a 500 metres seulement de la mer !

Tenue par un irlandais architecte de son etat, elle dispose d’une splendide terrasse situee au dernier etage, lieu ou se trouve egalement notre dortoir. Des trois nuits initiales, nous decidons rapidement d’en rajouter une, tant l’endroit s’avere agreable, ensoleille, calme,… Nous en profitons donc pour prendre deux jours completement off, ou nos seules preoccupations seront de savoir si on retourne manger au restaurant argentin d’hier ou si on tente un resto repute pour servir les meilleurs filets mignons de la ville pour… 7 euros… La vie est dure au bord des Caraibes, on en convient…

Mais Santa Marta est egalement un bon point de depart pour visiter le parc national de Tayrona, dans lequel nous passerons une bonne journee sous un ciel plus ou moins menacant. Apres une bonne heure et demie de promenade dans une vegetation plus que luxuriante, nous debarquons sur la plage d’Arrecifes, ou palmiers et fort ressac se disputent nos faveurs. Nous prolongeons de quelques pas notre avancee pour arriver a la Piscina, endroit qui comme son nom l’indique nous permettra de nous baigner en toute tranquilite.

L’etape de Santa Marta derriere nous, il est temps de rejoindre Cartagena des Indes, la perle des Caraibes. Point fort de cette ville : son centre historique unique au monde, splendide, colore, temoignage de l’age d’or que connu ce port durant la periode coloniale. Seule ombre au tableau : un tourisme brut ou, pour la premiere fois du voyage, nous ressemblerons plus a des portefeuilles sur pattes qu’a des backpackers ;o). Mais tout cela ne nous empechera pas de profiter pleinement des joies de la Plaza Mayor et d’observer de facon quasi scientifique les hordes de touristes fraichement debarquees de leur Cruise Ship le temps d’une demi-journee…

Finalement et pour cloturer ce post a la longueur plus qu’inhabituelle, c’est de Mompos que ce post se redige, ce mardi soir… Heureux de quitter Cartagena ce matin a l’aube, nous avons pris la direction de cette petite ville coincee entre deux rivieres, reliee au monde exterieur par un systeme de chalupas (petits bateaux a moteurs) ou par bac… Apres un trajet de 4h dans un minivan amenage plus que probablement pour des personnes possedant de gigantesques troncs et de minuscules jambes (c’est fou ce que l’automobile colombienne peut reserver comme surprise ;o), nous debarquons a Magangue, ou nous prenons place dans une chalupa qui, apres 20 minutes de navigation sur le Rio nous deposera a El Bodega, ou finalement un taxi nous prendra en charge pour nous deposer 45 minutes plus tard a Mompos, ville ou le temps semble s’etre arrete en meme temps que son statut de port-relai pour les marchandises qui arrivaient a Cartagena et qui devaient etre acheminees a l’interieur des terres. Ambiance chill donc, tres detendue pour une ou deux journees qui seront composees principalement de flaneries urbaines au coeur de ce site classe par l’Unesco.

Suite a cela, nous entamerons tout doucement notre descente vers le centre du pays et la region du cafe. Next stops : Medellin, Salento et Manizales avant de pousser eventuellement vers Cali ou de retourner sur Bogota…

Sur ces bonnes paroles, direction un bon petit resto pour decouvrir ce que Mompos nous reserve en matiere de delices gastronomiques. Jusqu’a present, la Colombie fait preuve d’une excellence dans sa variete de cuisines proposees et c’est un reel plaisir que de s’atabler tous les soirs autour d’un bon steak, d’une bonne pizza ou d’un poulet amoureusement roule sous l’aisselle :o)…

Nos Vemos !

Catégories: .10 Colombia | 3 Commentaires

El Rolo Rojo !

Deja cinq jours en Colombie et aucunes nouvelles me direz-vous. Aaah ces gens qui sont en vacances, franchement, bravo !

A ma decharge, il faut reconnaitre que les premiers jours de ce voyage furent assez epiques. En gros et pour faire bref, le folklore a commence des mon depart de Bussels International, lorsque mon avion pour Madrid fut postpose a de nombreuses reprises, jusqu’au moment ou il devint clair que ma correspondance iberico-sud-americaine, je pouvais l’oublier. En cause, un hypothetique brouillard sur l’aeroport de Madrid qui, au fur et a mesure que les heures passaient, s’est avere etre une greve sauvage des controleurs aeriens locaux. Autant dire que joie et allegresse furent de mise dans les couloirs de Barajas. Heureusement, Iberia a joue le jeu et a offert a tous ses passagers en mal de correspondance une sympathique chambre dans un non moins chaleureux hotel 4*. L’occasion etait trop belle et ces quelques heures madrilenes m’ont permis de decouvrir un centre historique que je ne connaissais pas encore. Cet intermede independant de ma volonte m’aura egalement permis de faire connaissance avec Maria, une jeune colombienne venue etudier pendant un an en Belgique. Une belle entree en matiere pour la suite du voyage ;o)

Mardi, rebelotte, direction l’aeroport. Bonne nouvelle cette fois, le vol aura bien lieu et il ne me faudra patienter que 11 heures avant de pouvoir fouler le sol colombien. Autant dire que, tel un pape descendant de son Airbus, je suis plus que content d’enfin fouler cette terre inconnue et au sujet de laquelle d’obscures rumeurs circulent. D’entree de jeu, la chaleur communicative des colombiens fait son effet et me voila embarque dans une longue conversation avec mon chauffeur de taxi. Conseils, trucs et astuces, recommandations, meteo, tout y passe. Je suis en manque de nicotine, j’ai un oeil qui se ferme sporadiquement, il fait noir, il fait doux, je suis a Bogota !

Une fois devant l’auberge, la grande question se pose : Conny sera-t-il la ou sera-t-il deja parti decouvrir la Selva colombienne en compagnie de jeunes gens aux facies hirsutes et aux revendications revolutionnaires ? Le check-in se fait rapidement, une main se pose sur mon epaule et le voila, frais comme un gardon et possedant encore tous ses orteils ! Les retrouvailles se deroulent tranquilement autour de quelques Aguilas dans le patio de l’auberge et le bonjour de moultes d’entres-vous lui est remis…

Ces deux derniers jours, nous les avons passe a deambuler gaiement dans les rues de Bogota et de Zipaquira, une petite bourgade situee plus au nord et ou se laisse visiter la 1ere merveille touristique de Colombie : la cathedrale de sel (a prononcer comme « la barre de fer »). Bon, le cote merveilleux vient des autorites touristiques, pour nous, ca reste sympathique… Bogota quant a elle recoit les honneurs (en ce qui me concerne). Somme toute moderne, son centre historique vaut le detour, tout comme ses efforts en terme de mobilite et d’amenagement d’espaces verts. Je m’y suis senti a l’aise, jamais en insecurite et plutot impressionne par la sympathie de ses habitants !!!

Depuis ce debut de vendredi apres-midi, nous avons pose armes et bagages a Villa de Leyva, un charmant petit village typiquement colombien situe a trois heures de route de Bogota. Suite a un trajet parseme de nids de poule, de casses vitesse et de courses poursuites entre minibus rivaux, nous avons elu domicile dans un ecologde situe a 15 minutes du centre. Autant dire qu’on sent battre ici une ambiance completement differente de celle de Bogota, beaucoup plus tranquille et typique. Cote touriste, on ne peut pas dire qu’ils inondent les rues, ce qui n’est egalement pas pour nous deplaire…

Voila donc un bref resume de ces premiers jours en terre colombienne. Nos vemos pour plus de nouvelles, quand le temps le permettra ;o).

Chau !

Catégories: .10 Colombia | 1 Commentaire

Plan Manhattan – Bruxelles

[Update Mars 2011] – Le dossier 1974-75 ainsi que L’Impasse et d’autres documents sont accessibles sur le site http://www.quartiernord.be. Bonne visite !

Il y a 43 ans, le plan Manhattan était présenté. Son but : construire 70 immeubles-tours (dont la moitié dépasse 65m de hauteur et 5 les 135m) sur une superficie de 53 hectares. Reliées entre elles par des passerelles, cerclées de véritables autoroutes urbaines, elles devaient faire des environs de la gare du Nord, elle-même relookée, un « Manhattan bruxellois » et renforcer, entre autre, Bruxelles dans sa position de nombril de l’Europe. Nécessitant l’expulsion de 12.000 personnes environ, ce projet a été revu après la construction de la première tour du WTC et, modifié, n’est toujours pas complètement réalisé à ce jour.

On est bien d’accord, je raccourcis là de manière phénoménale un projet vaste, aux subtilités nombreuses (tant politico-économiques que sociales) mais je suis malheureusement loin d’être expert en la matière.

Cependant, depuis quelques mois, j’ai été pris d’un regain d’intérêt pour cette partie de l’histoire de Bruxelles. Peut-être parce que je vis dans le grand Nord ou peut-être aussi parce que, après moultes discussions avec mon padre, il a ressorti (numérisé plutôt) le roman qu’il avait écrit à ce sujet et qui mettait en scène les bouleversements de ce quartier. Peut-être aussi parce que, à l’époque, il avait collaboré à la création d’un document plutôt conséquent (près de 1000 pages) analysant tous les événements-intérêts-chamboulements qu’avait suscité la mise en place de ce plan, s’attachant aux ravages qu’une telle entreprise avait eu sur le tissu social d’un quartier vivant et toujours dynamique. Et certainement parce que, suite à ces discussions, je lui ai suggéré de rendre ce document accessible au format numérique, la première version ayant été tapée sur une machine IBM du début des années 70.

Bref, cela fait maintenant un petit temps qu’on implémente tout ça et les premières briques (comprenez pages) commencent à s’assembler tout doucement, en espérant qu’il ne nous faille pas aussi une quarantaine d’années avant d’arriver au bout de ‘notre’ plan Manhattan ;o).

Pour ceux qui auraient envie de se plonger dans la prose paternelle et découvrir la vie de Jérôme, futur expulsé de l’impasse des Fleurs, ils peuvent me faire signe. Pour ceux qui se sentiraient pris d’un intérêt irrépressible pour l’ouvrage final en cours de numérisation, pareil !

Et en attendant, un petit détour sur le site de Belgeoblog peut s’avérer intéressant. Au menu : la superposition de photos aériennes du quartier Nord prises par le Ministère des Travaux Publics en 1953 sur la carte Google Maps, ainsi que quelques clichés d’époque… Avant… Après…

Catégories: Viouuuz | Tags: , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Roger, un Orval !

De retour de mes trois jours Orvalien, voici quelques photos de mes escapades nocturnes dans l’abbaye (entre 20h30 et 21h15, n’exagérons rien).

L’occasion de reprendre mon appareil en main, pour le meilleur et/ou pour le pire, et surtout de passer trois jours au vert, dans le calme et surtout loin d’Internet et de mon portable. Que du bonheur en somme !

Catégories: Life | Tags: , , , , , , , , | Laisser un commentaire